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Archive for the ‘Pensées Sicaliennes’ Category

Ce vendredi 20 novembre 2015, à 15 heures, les sénateurs votent la prolongation de l’état d’urgence, déjà adoptée à l’Assemblée nationale. La fin ne justifie pas les moyens, sur un plan idéologique, et j’apprécierais assez qu’un certain nombre de sénateurs s’en souviennent puisque la mémoire fait défaut à nos députés.

 

Je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent. Je le répète : je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent [1], je ne souhaite pas être assassinée à coups de kalachnikov au détour d’une rue… Je refuse cependant le compromis quant aux libertés. Je refuse de soutenir un momentané Big Brother. Je refuse de voir la France avancer dans la peur face à des assassins décérébrés.

Quel argument est-ce ? Une dizaine-douzaine de cerveaux ramollis, meurtriers sans pitié, dicte sa loi au mode d’action français ? Des attentats ? Des assassinats oui ! Je n’aime pas cette impression que nous acceptons d’ouvrir une porte… Où irons-nous ? Jusqu’à arrêter des gens pour présomption de culpabilité, reléguant la présomption d’innocence aux oubliettes, comme à l’Inquisition ?

Et si je dois crever en bonne Parisienne [2], que ce soit pour les bonnes raisons : parce que je peux lever haut mon verre à la santé d’un pays qui respecte les libertés, toutes les libertés, sans exception, sans vacance, sans se cacher derrière la peur sous un état d’urgence, sans s’estimer au-dessus des lois, que quelques siècles de démocratie ont permis d’établir, pour lesquelles d’autres ont donné sang, sueur, larmes.

La France ne s’abaisse pas à lutter contre de tels criminels avec des moyens au rabais, en se comportant en gouvernement à pleins pouvoirs. Mon fond est purement idéologique, et l’utopie évidemment bute contre les corps ramassés dans la nuit… je veux croire encore en notre démocratie et en sa force. Et nous n’avons pas besoin d’agir comme ces débiles mentaux, sans égard pour ce qui fait la force réelle du système : sa volonté de respecter l’être humain.

Parisienne de naissance, je suis depuis mon plus jeune âge consciente du « risque parisien » : ma mère a profondément été marquée par l’attentat, alors que j’étais encore bébé, au Tati, rue de Rennes, un mercredi après-midi de 1986. « J’aurais pu y être… J’aurais pu y être, avec toi, dans le porte-bébé ». Un « micro-traumatisme », ou une prise de conscience.

Je sais, en tant que parisienne, que ce sera au petit bonheur la chance, d’être ou non au mauvais moment au mauvais endroit. J’ai intégré cette notion de risque à ma vie. Et je ne changerai de vie pour rien au monde. Je refuse d’entendre des gens dire « oui, mais si ils se font tirer dessus, ce sera de leur faute, pourquoi ils vont prendre un verre en terrasse après ce qui est arrivé ? »

Après les attentats de Londres, ma grand-mère m’a suppliée d’éviter les transports en commun, j’ai répliqué : « il faut bien mourir de quelque chose mamie ! ». Vendredi 13 novembre, quand ma mère m’a annoncé au téléphone son soulagement d’entendre ma voix, et que les attentats faisaient rage… à la fin de l’appel, je lui ai demandé : « pourras-tu garder ton petit-fils, mercredi ? J’irai au théâtre (dans le Xe arrdt, justement). » Ma mère : « tu comptes aller au théâtre ?! »

J’ai répondu : « Show must go on, maman. Pas peur de connards armés. »

Quand je lis que l’Assemblée nationale prolonge l’état d’urgence… j’aurais aimé que les députés entendent « show must go on, les gars »… Chers Sénateurs, aurez-vous un peu plus de jugeote ?

 

Je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent. Mais je ne veux pas que nous cessions de mourir parce que nous ne nous respectons plus.

Jessica Galzin-Spalke

 [1] : ni personne au monde, sans restriction.

[2] : notez bien que je n’ai aucune envie de me faire tirer dessus ni que mon corps soit à ramasser à la pince à épiler… Ma mère a mis tant de cœur à me faire…

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Il y a des fois, en tant que parent, où vous vous sentez très petit par rapport à votre enfant…

« Non, vois-tu mon amour, si je t’ai emmené voir cette dame, la pédopsychiatre, c’est parce que je m’inquiète. Je sais que tu me dis que tu vas très bien, que tu me dis que tu vis bien le divorce…

-Oui, maman, tu sais, si tu veux divorcer, tu en as le droit. Si tu veux te remettre avec papa, tu le fais aussi. Ça ne me regarde pas, je suis un enfant..

-Je sais que tu respectes mon choix, mon amour, et je t’en remercie pleinement. Et bien évidemment, tu as tout à fait raison, le divorce se passe juste entre mon mari et moi. Ca ne change rien entre toi et moi, et ton père et toi. Justement, vois-tu, parce que tu es un enfant… je ne sais pas si tu t’exprimes clairement réellement. J’entends par là que tu as toujours été très raisonnable… Je m’inquiète donc du fait que tu exprimes… euh…  euh.. des choses comme « j’en ai marre ! j’ai mal ! » que tu voudrais partager mais tu aurais peur de faire du mal à ta mère ou autre parce que ça irait dans un sens différent de…

-Tu veux parler de mes émotions ?

-Oui ! C’est ça ! De tes émotions. Tu sais, c’est bien, d’être raisonnable, c’est bien, la raison, mais je veux que tu saches que tu peux tout me dire. Même si je ne serais pas d’accord ou blessée. Parce qu’un enfant ne blesse jamais sa mère. Une mère est bien plus blessée d’être ignorante d’une blessure que de pouvoir agir !

-D’accord, maman. Mais tu sais, mes émotions vont aussi bien que ma raison. »

 

Chères Sicaliennes, chers Sicaliens, parfois, parfois, arrêtons de penser pour les autres et vivons simplement les événements, sans chercher midi à quatorze heures !

L’auteur espère revenir un peu plus régulièrement… mais ne promet rien tant qu’elle ne l’aura pas fait !

 

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Introduction à la faune barisienne

Introduction à la faune barisienne

 

Sicaliens, Sicaliennes !

Voici donc l’annonce de l’exposition de votre Auteur favorite, une exposition d’illustrations sur le thème des bars !

 

Sica croque un regard féminin, parfois narquois, volontiers tendre, souvent parisien, toujours piquant et… définitivement réaliste.

Introduction à la faune barisienne est sa première exposition d’illustrations et un retour aux premières amours de l’auteur : le dessin, l’observation assidue de la société française féminine et… la tournée des bars.

La créativité de Sica se lie avec légèreté et taquinerie aux influences, très parisiennes, de Jean Béraud, Kiraz, Gruau ou encore Miss Tic afin de voir naître sur les lèvres de chacun un sourire aussi naïf que son trait.

 

Vernissage le jeudi 5 juin dès 18h30

 

Introduction à la faune barisienne du 2 au 30 juin 2014 au Breguet, 72 rue Falguière 75015

L’Auteur espère vous y rencontrer ! (Et espère aussi fort revenir avec sa régularité usuelle sur son blog dès mi-juin !)

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Ben voui, vous manquez terriblement à l’Auteur !

Il est temps de se reprendre scriptit-elle en se rendant compte que :

– euh First -euh 2 -euh 3 -euh 4 (C’est ça de ne pas être anonyme… on peut pas non plus étaler TOUTE sa vie…)

Et elle en passe…

-Elle a encore 4 planches à réaliser avant d’organiser son expo (dans un bar…)

Et bref, elle arrête parce que sinon elle va se démoraliser ! Donc non !

Et pour le moral, 2ème illustration !

La Parisienne n'a jamais froid. "A quoi ça sert de me coiffer et de m'habiller si c'est pour tout planquer ?!"

La Parisienne n’a jamais froid.
« A quoi ça sert de me coiffer et de m’habiller si c’est pour tout planquer ?! »

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Votre Auteur favorite est malheureusement TOUJOURS aussi débordée ! Mais il va falloir qu’elle se rebooste pour son blog moribond !

(oui oui… l’Auteur était dans les bars…. pour une bonne cause !)

carte shannon 1

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Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog. Votre Sicalienne Auteur adresse ses meilleurs voeux à l’Heureuse Imparfaite, titrée Première Commentatrice Officielle du Sica’s Blog -et ce n’est pas rien !

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 4  900 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 4 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Le Rire est encore le meilleur moyen pour se prémunir de la grisaille qui nous assaille, Sicaliennes, Sicaliens !

Petit partage du travail de Greg, qui a  bien fait rire votre Auteur adorée.

Le synopsis : un homme nous parle de sa rupture…

Grande crainte de l’Auteur au départ : vulgaire ? lacrymal ? C’est mordant, juste… et franchement le résultat est bon enfant !

Répliques ou moments préférés de l’Auteur :

« Vous pensez qu’elle me prend pour un con ? »

« Elle est qui, pour me juger sur trente secondes ? »

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