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Archive for the ‘Hommes, espèce à part…’ Category

Il est des Hommes très bien. Si si ! Il existe encore sur notre belle planète –la Terre- des Hommes avec des valeurs, des convictions, qui portent dignement les couleurs de la justice, du courage, de la force etc.

Défenseurs de la veuve et l’orphelin innés, ces Hommes virent cependant aux Maux quand ils ne sont pas capables de faire abstraction de leurs hauts sentiments pour pleinement percevoir la réalité.

Définitions du dictionnaire sicalien

  • Prince Charmant : fort, courageux, valeureux, prêt à tout pour défendre l’Honneur d’une Dame, protéger l’orphelin, vivre avec droiture et honnêteté. C’est un être d’ordinaire responsable.
  • Abstraction du Prince Charmant : le Prince Charmant rencontre une Super Damoiselle en Détresse des Contes de Fées, digne de son intérêt, belle, douce, intelligente –bref, une fille géniale- poursuivie par un Dragon Tourmenteur. Elle a vécu un périple effroyable, épuisant mais reste droite comme un i devant le Chevalier qui voit pourtant toute sa fragilité… Et n’y résiste pas ! Il est fort, il est valeureux, la Damoiselle en Détresse peut compter sur lui pour reprendre le combat à sa place tandis qu’elle regagne sa tour d’ivoire pour enfin retrouver la paix en son cœur ! Mais qui veut s’enfermer dans une Tour ?

Bref, revenons-en à notre thème principal : le fameux Prince Charmant. Il a quand même quelques défauts ce PC ! Et peut faire de gros dégâts… s’il n’en prend pas conscience… Et souvent, il n’en prend conscience que tardivement. Oui, il fait le bien… Mais le bien, il le fait aussi parce que cette occupation le valorise.

Il galope à grand train sur son cheval blanc quand soudain, au loin, il aperçoit des flammes. N’écoutant que sa curiosité –et son courage, il tourne la bride et s’élance au triple galop. Que trouve-t-il ? Une délicieuse créature se protégeant des flammes d’un dragon avec un pauvre écu de fortune !

Ni une ni deux, il s’élance, et, de taille et d’estoc, occit le Dragon. Se tournant enfin vers la Super Damoiselle en Détresse des Contes de Fées, il l’estime incroyable et lui déclare « Je vous aime, je serai dorénavant toujours à vos côtés pour vous protéger, nous vivrons heureux ensemble ». La DED devient sa Dame.

Définitions du dictionnaire sicalien

  • Super Damoiselle en Détresse des Contes de Fées (SDEDCF) : Femme poursuivie par un ou plusieurs Dragons Tourmenteurs –mais des vrais, pas juste des fausses histoires genre « mon ex me harcèle » (ouh ! Il a appelé une fois en six mois !) pour rendre jaloux un pauvre type… Et qui courageusement reste droite devant le danger et l’affronte de toutes ses forces. Bref une Damoiselle digne de l’intérêt d’un Prince Charmant… digne de devenir sa Dame…
  • Damoiselle en Détresse (DED) : espèce en voie de disparition non pas par manque de cruauté humaine et masculine envers le sexe féminin mais grâce à la diffusion des sports de combat ou d’autodéfense auprès des Femmes dans nos sociétés occidentales. Et en plus, du fait des acquis du féminisme, les Femmes sont de plus en plus conscientes de leurs résilience et force propres. Mais il en reste et la qualité de la DED dépend de son degré d’honnêteté et de résistance face aux épreuves.
  • Dame : individu de sexe féminin qui est élevé au rang de femme de cœur et de corps d’un Prince Charmant.

Petits soucis non pris en compte par le Prince Charmant :

  • La SDEDCF a lutté des années seule
  • La SDEDCF est épuisée, certes, mais pas impotente
  • La SDEDCF a trop eu l’habitude des Dragons, elle se remet doucement (lentement)
  • La SDEDCF n’a pas forcément envie de monter tout en haut de la Tour d’Ivoire
  • La SDEDCF ne recherche pas quelqu’un pour lutter pour elle mais quelqu’un pour l’épauler dans sa lutte

… Quand un Prince Charmant magnifique lui promet son amour, un avenir et le bonheur… Soit elle ne l’aime pas et elle va refuser… et alors tout va bien, seul le PC est un peu déçu –mais il a été valeureux et il se sent heureux d’avoir accompli son devoir ! Soit elle l’aime et elle accepte de devenir sa Dame.

Cependant, fort malheureusement pour cette belle histoire, la SDEDCF n’est pas une Fille ! Une Vraie ! Non… Elle n’est pas la Demoiselle en Détresse Eternelle que le Prince Charmant recherche, pour éternellement rester son Chevalier Servant, celui qui la sauve de tout, toute, tous et toutes !

Définition du dictionnaire sicalien

  • Demoiselle en Détresse Eternelle (DEDE): se reporter à la définition de Fille ! La Vraie ou Pralines…

Et, las, le Prince Charmant se sent inutile à ses côtés, il ne se sent plus « Charmant », il se sent moins « Prince »… malgré l’amour éternel que lui porte sa Dame, malgré le bonheur qu’elle éprouve à se reposer, entre deux épreuves, entre ses bras.

La Vanité, la Virilité du noble PC ne s’y retrouvent plus. Sa Dame ne lui obéit en rien – « mais bon sang, je te dis de t’enfermer dans la Tour pendant que je m’occupe du Dragon !», a des idées différentes – « mais mais pourquoi tu as lancé un filet ! Je voulais lui couper la tête avec ma super épée au plasma glacial » ! ! Et en plus, il sait qu’elle n’a pas non plus tort et lui pas plus raison…

Et le Prince Charmant finit donc, un jour, par quitter la SDEDCF, brisant en deux la dernière chose qu’elle avait réussi à préserver durant ces années de lutte : son cœur. Elle se sent trahie dans une mesure, dans son amour… Le Prince Charmant, lui, s’en veut terriblement.

Mais il y a de l’espoir, pour une fois ! Le cœur n’a pas été brisé égoïstement, il n’a pas été brisé injustement… Et la douceur des souvenirs renoue ces fibres plus sûrement.

Chers Sicaliens Princes Charmants :

  • Réfléchissez un peu plus quand vous rencontrez une SDEDCF ! Faites la part entre « votre désir de jouer le preux chevalier défenseur de la veuve et l’orphelin » et « votre attirance très personnelle pour la SDEDCF » !
  • Vous pouvez vous amender et rester éternellement la personne de confiance que la SDEDCF sait que vous êtes. (Vous sauverez ainsi pleinement la face.)

Chères Sicaliennes SDEDCF :

  • Ca va être très dur d’arriver à distinguer le Prince Charmant de l’EAA (Etre Aimant et Aimé)… Bon courage !
  • Vous vous êtes fait avoir ? Pardonnez la confusion et appréciez les qualités d’un Ami, prêt à revenir si vous deviez un jour ployer devant un Dragon. Certes, quand il lui aura coupé la tête, PC ne pourra pas s’empêcher de dire « tu vois, c’est bien plus efficace qu’un filet, une bonne hache ! » mais bon… chacun son truc et… La confiance, ça n’a pas de prix.

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Vous l’avez découvert dans une chronique précédente, l’Homme Ingénu (HI) est l’Homme adultère qui « trompe les yeux grands ouverts » mais en n’hésitant pas à mentir… Voire à se convaincre de ses mensonges.

L’Auteur se penche à présent sur l’EPC ou l’Homme Adultère En Pleine Croissance. Non, ne pas croire que l’EPC ferme les yeux sur ses aventures –et surtout pas pendant !

Non, ce qui distingue l’HI de l’EPC est la réalité dans laquelle ils ancrent leur « trahison ». L’EPC ne ment pas à sa/ses partenaire(s) et surtout il ne veut absolument pas que sa légitime découvre son/ses infidélité(s).

L’HI, lui, est plutôt sans une once de culpabilité… et si la légitime doit le découvrir, ce sera à elle de se débrouiller : accepter ou rompre. Dans une mesure, il ne se sent guère concerné. Ou alors, il dira que « mais c’est elle, elle m’a sauté dessus » !

L’EPC est plus ambivalent, pas à moins condamner, pas à moins déprécier, juste moins agaçant sur un point : il se déclare responsable de ses actes, même si c’est bien justement pour mieux se déculpabiliser : « je trompe ma femme, mais personne d’autre ! » C’est donc pour lui « moins pire », plus acceptable. Et ça ressort plus du « jardin secret » à préserver.

  • Il n’est pas fier de ses « exploits »
  • Il les assume dans une mesure –pas devant des relations communes au couple, la famille ou évidemment la légitime : Il déclare : « si elle découvre, par contre, par respect, je ne la prendrai pas pour une conne »
  • Il est conscient de trahir la confiance d’une personne
  • Il désapprouve son comportement… même s’il ne compte pas forcément en changer

Ce à quoi l’Auteur a quand même répliqué que s’ils se désapprouvaient vraiment, voilà bien longtemps qu’ils auraient cessé. Le seul avantage de l’EPC, l’homme qui se sent « grandir et évoluer dans le bon sens grâce à l’adultère », reste qu’ils ne versent pas dans le prosélytisme !

Trois Maux EPC ont répondu aux questions indiscrètes de l’Auteur :

  • L’EPC1 n’a trompé qu’une fois sa légitime et s’est juré que ce serait la seule fois.
  • L’EPC2 déclare qu’il ne calcule pas, il avoue même être surpris parfois d’avoir des partenaires puisqu’il les informe être marié.
  • L’EPC3 estime qu’il perdrait son couple s’il ne la trompait pas régulièrement. Parce que, ce qui le motive, c’est l’interdit.

EPC1 

  • La trahison ?

« Une seule fois. J’ai craqué, tout en faisant très consciemment le choix. Je n’ai pas menti mais je n’ai rien dit. Au réveil, j’ai tout avoué à la jeune femme, que c’était la raison pour laquelle on ne se reverrait pas.

  • La « justification » ?

Réellement, c’est le genre de femme qui m’a valorisé. Et curieusement, sans méchanceté pour elle car ça a été très bien ! Un rêve, même ! Mais elle m’a permis de me rendre compte à quel point ma compagne était importante. Et est importante. On n’avait pas de problème particulier, c’était juste… je crois, le besoin de certitude, de mon côté. Personne n’est au courant. Je sais bien que c’est « mal » ce que j’ai fait… Et je ne le recommande à personne ! Cependant, personnellement, j’en ai ressorti  du positif. Ca m’a valorisé et ça m’a permis de faire des choix concrets.

  • L’aveu ?

Et jamais je ne le dirai à ma compagne. C’est à moi d’assumer ma culpabilité, pas à elle de devoir m’accorder un pardon alors que je sais que je l’ai fondamentalement trahie. Mais je sais aussi que je ne le ferai jamais plus.

  • « Assumer sa culpabilité » par le silence…

Je le pense vraiment. Je suis seul avec ma conscience. Et elle n’a pas à se torturer par ma faute. Je n’ai pas d’excuse.

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Je ne sais pas. En toute sincérité, je l’aime tant, que si j’apprenais qu’elle m’avait trompé… Je crois que je serais anéanti. D’un autre côté, est-ce que j’oserais lui en vouloir, si, comme pour moi, ça a été aussi révélateur de la force de son amour pour moi ? Je n’en sais rien du tout. Je crois que je suis plutôt du genre jaloux.

  • Vous avez pu « la trahir fondamentalement »… Vous ne pensez pas qu’elle devrait savoir, pour faire son choix quant à vous, un homme qui a été capable de la trahir ?

Dans un monde parallèle, je dirais oui. Aujourd’hui, à l’instant, dans notre monde, je réponds non. Je ne veux pas la perdre, je ne reproduirai plus jamais cette erreur. J’en suis certain. »

EPC2

  • La trahison ?

« Ca a commencé, même si ce n’est en rien une excuse, il y a quelques années, quand notre couple a commencé à aller mal. On se disputait énormément. C’était vraiment… pas sain. Et bref… Je l’ai trompée, une fois. Là, j’étais vraiment mal… Puis une deuxième fois. Puis quelques fois encore.

  • La « justification » ?

Il n’y a jamais à mon sens de justification quand on trompe. Un mec qui te dit que ça se justifie, c’est un con. Notre couple va toujours « mal »… Mais depuis, ça va « mieux » dans une mesure. On a toujours des problèmes, c’est évident. Mais je suis plus attentif et plus patient, ce qui fait qu’elle est moins sur les nerfs. Mais ça ne sauvera pas notre couple. Soit ça ira mieux et, dans ce cas, il faut que j’arrête de la tromper, ça me semble évident… Soit ça ne va pas mieux… Et dans ce cas, il faudra qu’on fasse des choix. Je ne sais pas, mais on a une vie familiale « parfaite » à deux, avec les enfants, à défaut d’un couple génial. Je n’aurais pas –et plus- la chance de concilier mon boulot et ma famille, si je n’étais pas avec elle…

  • L’aveu ?

Jamais. Je ne compte jamais lui en parler. Même si on se quitte, même dix ans après. Jamais. Je n’assume pas du tout d’avoir la connerie de pouvoir lui faire du mal. Je sais bien que je n’aurais jamais dû mais… En tout cas, elle ne doit jamais le savoir et je fais tout pour. Je n’ai pas une maîtresse, juste des femmes, d’un soir.

  • N’est-ce pas plutôt la peur d’être seul ?

Non… Peut-être. J’avoue que je n’ai pas réfléchi. Je ne crois pas. Comme je la trompe de temps en temps, serais-je seul vraiment ? Ensuite, par rapport à mes enfants… Peut-être que je n’avouerai jamais aussi parce que je ne veux pas les perdre… Et être seul. Mais ils finiront par être très grands de toute façon !

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Je ris jaune bien évidemment. Je ne supporte pas l’idée. Tu me dis « mais ce ne serait que normal, égalité, non ? »… C’est vrai, elle aurait « le droit »… Ce ne serait que justice… Mais comme tu peux le voir, l’idée ne passe pas du tout. Malgré ce que je fais, si j’apprenais ça, je ne lui dirai rien de ce que j’ai fait… Et je lui en voudrais, je le sais. Je sais que c’est injuste.

  • Puisque ce sont des trahisons régulières et que votre couple va mal… Vous ne trouveriez pas normal que votre compagne sache afin de mettre ce fait dans la balance ?

Sur une considération simplement de « justice », si. Mais en ce qui me concerne, je ne veux jamais qu’elle sache que je suis un homme qui l’a trahie. Je n’assume pas du tout cette image. Qu’on se quitte, arrivera ce qui doit arriver. Mais pas qu’elle me déteste. Je veux qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi. »

EPC3

  • La trahison ?

« A savoir, c’est mon deuxième mariage. Je trompais, régulièrement, la première. Et je trompe, régulièrement, la seconde. Je suis un véritable salaud. Il n’y a que des salauds pour faire ça. Ca arrive deux à trois fois par an.

  • La « justification » ?

Sexuellement, j’aime l’interdit. Et j’aime revivre intensément les instants où la femme va craquer. Pourtant, avec mon épouse, les jeux sexuels, en plein air ou un peu exhibitionnistes, on pratique. J’ai essayé de faire différemment. Mais… Je me sens mieux, valorisé. Quand je vois ma compagne après, je ressens deux émotions contradictoires… Je suis un salaud vis-à-vis d’elle. Mais je suis un homme qui a toujours de quoi plaire, et de quoi lui plaire, à elle. J’ai confiance en moi… et je me sens en mesure de l’aimer.

  • L’aveu ?

Jamais. Jamais puisque je l’aime à la folie. Je n’ai aucune envie de la perdre. Oui, je te vois, tu te dis que si je l’aimais à la folie, je ne la tromperais pas. Mais je n’ai aucun doute sur ce point : elle, je l’aime. Et plus que tout. – Oui, j’ai pensé que si je l’aimais, je ne devais pas la tromper… Mais c’est comme si chaque fois que je la trompais, je l’aimais plus.

  • N’est-ce pas plutôt la peur d’être seul ?

Oui mais je l’aime vraiment. Sinon, ce serait invivable. Et j’ai souvent été célibataire… Ca offre beaucoup plus de possibilités d’interdits et de conneries à faire !

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Une fois, je pardonnerai. Je le sais, parce que c’est ce qui s’est passé avec ma première épouse. Mais c’est elle qui n’a pas pu me pardonner dans les mois qui ont suivi. Elle m’a trompé, ce qui est bien normal, parce qu’elle avait appris que je l’avais trahie –mais une seule fois. Je l’ai pris pour ce que c’était « un œil pour un œil »… et en étant plutôt triste parce que je sais que, elle, ça n’a pas été pour son plaisir. C’était vraiment par vengeance… Et elle s’est sentie un peu mal. Par contre, je ne supporterai pas que ce soit régulier. C’est ma femme. C’est bizarre, mais… c’est ma femme, à moi.

  • Puisque ce sont des trahisons régulières … Vous ne trouveriez pas normal que votre compagne sache afin de choisir de rester ou pas ?

Non, puisque jamais aucune femme n’accepterait et que je ne veux pas la perdre ! Si moi, je ne peux pas accepter qu’il en soit de même pour ma femme… Je ne vois pas comment elle pourrait accepter et ce serait lui soumettre une horrible proposition : « je t’aime, je t’ai trompée, je vais continuer d’ailleurs. Maintenant que tu sais, choisis ». C’est stupide. Je comprends le principe… Mais non. Et en plus, ça m’enlèverait toute notion d’interdit, si elle disait oui. »

Jessica Galzin-Spalke

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Vous tremblez…  Vous rougissez… Votre cœur palpite… Vous vous sentez enfiévré(e)… Et parfois vos yeux sont humides… Et parfois, votre nez coule…

Oui, vous achevez de vous moucher et vous constatez avec effroi qu’avoir un mec, c’est comme avoir chopé un bon gros rhume !

Après tout, sous le trouble, les yeux brillent d’un éclat nouveau, votre cœur et votre corps s’enflamment ! Et quand une crise vous dépasse, vous collectionnez les mouchoirs humides de désespoir avec les phrases phares « il ne me comprend pas », « je ne le comprends pas »

Et vous remarquerez, que ce damné rhume non plus, vous ne comprenez pas très bien comment vous vous êtes débrouillé(e) pour le chopper [1]! De base, vous n’en vouliez pas ! De même qu’un Homme, on n’en veut pas forcément… Pas le moment, pas le bon, pas l’envie, pas…

Pas de chance, ça s’appelle une « rencontre » et le rhume vous a rattrapé(e) au coin de la rue, tout comme un Homme peut le faire.

Ou à la rigueur, qu’être amoureux, c’est comme une tumeur. Elle s’installe sans prévenir, elle grossit, grossit… Parfois elle est bénigne –il existe des veinardes- et d’autres fois -malheureusement ?- elle est maligne. A l’annonce, vous devrez vous orienter vers la chimio affective, vous allez morfler sévère…

Définition du dictionnaire sicalien

  • Chimio affective : passer à d’autres hommes, de verres en dîners, de conversations en lits, pour effacer toute trace dans votre corps du précédent cancer… Nausée, fatigue, rechute sont aussi au programme mais vous avez plus de 99,999 % de réussite !

Cependant, pour une note positive, il vaut mieux ne pas faire de généralité : tous les Maux ne sont pas un gros rhume ! Non ! L’Auteur est indubitablement certaine de ce fait : l’Homme est une affection comme les autres, multiple donc.

Ils sont une scarlatine, des oreillons, une otite, une grippe, un choléra –une véritable plaie…, une tuberculose (pulmonaire, bubonique…), un tétanos, une rougeole, une rubéole, une varicelle etc…

A chaque fois que vous avez survécu à l’un d’entre eux, vous êtes vacciné(e) ! L’avantage des Maux tels que scarlatine ou varicelle, vous saurez désormais les identifier au premier coup d’œil ! Et fuir à toute allure ! En partie du moins, et c’est là tout le problème posé par l’Homme Rhume…

Définition du dictionnaire sicalien 

  • Homme Rhume : l’Homme Rhume n’est pas particulièrement un Breneux du Premier Ordre, il est propre sur lui et pas forcément méchant… Bref, il a, comme plein d’autres, tout pour lui, pas grand-chose contre lui, et vous vous faites un peu plus régulièrement avoir.

Néanmoins, votre immunité sentimentale s’améliore au fur et à mesure… et pour ce qui est des Rhumes, vous apprenez à les prévenir avec un petit gilet, un foulard et un chapeau. L’Auteur ne vous répète jamais assez qu’il faut toujours sortir couvert(e) ! Ou un simple refus, « non, je ne veux pas dîner avec vous », est aussi efficace. Tous les Rhumes sur pattes ne pensent pas « tiens, elle se tient loin de moi, elle ne veut pas me parler, elle cherche à m’éviter, je crois que je ne lui plais pas »… Malheureusement.

[Le + : Pleure-t-on sur un microbe ? Un peu… Mais surtout après : on l’irradie ! on le désinfecte ! on l’écrase !]

Vous vous protégez de mieux en mieux… à tel point qu’un jour, un jour ! vous rencontrez la Tumeur de votre Vie ! Wouhou ! Vous appréciez pleinement tous les moments passés ensemble…

… tout en gardant dans un coin de votre esprit qu’elle peut devenir maligne.

C’est ça, la Prévention !

Jessica Galzin-Spalke

[1] Oh si ! L’Auteur sait très bien comment elle a attrapé cet abominable rhume de rentrée : pas de ballon d’eau chaude depuis dix jours… donc entre la chute des températures et les douches froides matinales… Cocktail parfait pour Rhume malvenu ! Lundi, la France entière percevra un cri de jouissance éblouissant : l’Auteur prendra sa première douche chaude en quinze jours ! Elle en profite d’ailleurs pour ne pas remercier son agence, sa propriétaire et ce satané plombier ! (Nan mais quinze jours !)

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Certains Maux ont de grandes phrases pour les Femmes telles que « tu ne peux pas comprendre, je le fais pour notre avenir », « on construit notre avenir », « partons en Thaïlande, on construit des chambres, on les loue et on vivra très bien ». Ces phrases déterminent un EHTNS.

Longtemps, vous avez cru Descartes et son « cogito, sum »… qui ne fonctionne effectivement que pour une partie de la population– uniquement celle dotée de plus de trois neurones. Cependant, pour une partie de l’Humanité Virile, l’existence passe forcément par l’érection d’un avenir : « erecto, sum » [1], ou « ai construit pour moi/pour nous, donc je suis ».

L’Homme n’est pas seulement un Sapiens dans l’imaginaire sociétal, il est un héritage condensé, un EHTNS donc : un Erectus Habilis à Tendances Neanderthaliennes auquel s’est agrégé le Sapiens.

Définition du dictionnaire sicalien

  • Erectus Habilis à Tendances Neanderthaliennes Sapiens ou EHTNS : un homme qui se tient debout (Erectus), qui veut ou peut construire (Habilis), avec un bon fond de « je suis l’Homme, le vrai, notre futur sera rose parce que je l’aurai peint moi-même, non ! Femme ! Reste assise et regarde-moi faire » (Tendances Neanderthaliennes) et parfaitement intégré à notre société (Sapiens).
  • Tendances Neanderthaliennes : Analogie sicalienne : l’Homme Néanderthal a des caractéristiques physiques moins élancées que Cromagnon, et plus proches d’une masculinité exacerbée. Plus petit, plus costaud, plus râblé, il correspond bien à l’image qu’on veut avoir du macho : il fait, lui tout seul.

Car, à prendre en considération, la grande ligne directrice de tous ces projets d’avenir doré inclut tout aussi forcément dans la bouche de l’EHTNS la notion de « sacrifice ».

Définition du dictionnaire sicalien

  • Sacrifice : votre Maux très personnel passe sa vie au travail, ou à travailler. Ou pas, mais il criera que si. Bref, il n’a pas dix minutes à perdre à vous entendre lui expliquer que vous aimeriez passer du temps –dans le présent- avec lui, alors qu’il se casse le tronc à faire en sorte que vous n’ayez pas à bouger vos orteils passés vos 70 balais – dans le futur. Cette notion, du point de vue masculin, sous-entend que vous devez être très reconnaissante d’être célibataire en couple sans bénéficier ni des avantages du couple –câlins, sexe, sorties- ni des avantages du célibat – câlins, sexe, sorties, et qu’ils ont besoin de temps à eux pour eux. Très curieusement, le sacrifice pour un avenir à deux -dont vous faites partie- est bien souvent vous. Le pire étant que l’Homme vous en veut de ne pas comprendre que lui aussi se sacrifie puisque vous lui manquez… Mais il résiste car, dans 50 ans, il vous aura toute à lui, il pourra vous voir tout le temps. Fripée certes, mais à lui ! Hmmm… Fantasme, quand tu nous tiens !

Eriger, après tout, c’est très bien… Mais pourquoi l’Homme néglige-t-il d’entretenir ? Parce qu’il oublie tout pour se focaliser uniquement sur le résultat espéré.

Petits soucis évidents nés du pragmatisme féminin

  • Rien ne vous dit que dans 10, 20, 30, 40 ou 50 ans, vous serez toujours ensemble… Qui dit que Monsieur Maux ne va pas tomber sur une autre à force de ne pas vous regarder ?
  • Comment compter sur une personne à l’avenir quand elle est incapable de tenir le quotidien ?
  • La Femme travaille elle aussi ses 8 heures par jour… (ou 7… ou plus)… s’occupe de la maison voire des enfants… des courses etc… et néanmoins trouve toujours du temps à partager.

Le mythe sociétal de la Virilité inculque donc à l’individu de sexe masculin qu’il est, à l’image de ses attributs sexuels, un bâtisseur. Il se doit d’ériger un avenir rose ou une maison solidement. Or, toute érection répond à certaines lois…

Petite digression pratique pour la plus naturelle des érections

  • Bonne alimentation diversifiée
  • Activité sportive régulière
  • Gérer son stress, prendre du bon temps, se détendre
  • Bien dormir
  • Prise sporadique ou absence d’alcool, drogues et autres substances

Ainsi, si même la plus naturelle obéit à une loi, à un rythme de vie, l’érection d’une maison a aussi les siennes. Demandez à un architecte, à un maçon ou à un couvreur… Sol initial, infiltration, tassement, mauvais temps… Mais passons sur l’aspect pratique de l’établissement de l’Avenir. Et revenons à nos Bâtisseurs en herbe qui sont aussi des « hommes d’affaire ».

Une fois construit ou une fois acheté, l’Avenir s’entretient. Le bien nécessite un entretien régulier, que ce soit une simple remise aux normes électriques ou une plomberie obsolète, des murs à rafraîchir, des joints à changer… Tous les propriétaires vous le diront : un bien qui n’est pas entretenu finit à plus ou moins long terme en ruines.

A présent, chers Maux EHTNS, emplis de projets, transposez. Votre couple est aussi un bien en construction ou une villa déjà décorée… Et il est aussi à entretenir.

Selon la taille, la qualité des matériaux, il est plus ou moins ruineux… Et indubitablement chronophage. Comme l’investissement nécessaire à un couple solide. Comme l’investissement dans un capital santé pour que tout Homme puisse avoir une érection jusqu’à un âgé avancé.

La sensation de délaissement est la mérule du couple. Or ce fameux champignon, tendrement surnommé la « lèpre des maisons », peut entraîner, après propagation complète et une absence d’attention(s), donc un mauvais entretien par défaut, la destruction d’un bâtiment.

Bien dommage, n’est-ce pas ? Surtout lorsqu’on prend en considération que pour la majorité de ces fameux projets d’avenir, les Maux ne dissocient pas leur partenaire du succès de leur projet. Ainsi, si la Femme abandonne, souvent l’Homme abandonne aussi car « à quoi bon tous ces efforts si elle n’est plus là ? ». Ou l’EHTNS réalise le rêve et se sent d’autant plus seul, qu’amer, il rage de ce succès qu’il ne rêvait que de partager avec l’être aimé…

Alors, chers Sicaliens, rentrer un peu plus tôt pour s’asseoir et écouter et répondre, participer à la préparation d’un repas et en profiter pour plaisanter, ramener un petit bouquet parce que « après tout, c’est les fondations pour notre avenir tout rose à deux »…  Est-ce vraiment une perte de temps inacceptable? Est-ce vraiment… Si inutile ?

Jessica Galzin-Spalke

[1] : chers Sicaliens, chères Sicaliennes latinistes… Oui, c’est une supercherie…  « je construis donc je suis » serait correctement traduit par « aedifico, sum ».

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Le vrai Mythe du Vampire, c’est celui qui voudrait nous faire croire que le Vampire est une créature légendaire, un mort-vivant se nourrissant du sang des vivants afin de regagner sa force vitale, dormant le jour, sortant la nuit…

Le cinéma, la littérature, les rumeurs… Tout concourt à vous les rendre « imaginaires ». Et aujourd’hui, après quelques séries et films, le Vampire « s’humanise » : il aime, lui aussi ; il se sacrifie, lui aussi ; il ressent, lui aussi.

Sicaliens, Sicaliennes, vous faites face à un mensonge éhonté !

La création de ce mythe n’est autre que l’œuvre des Vampires eux-mêmes qui veulent continuer à profiter encore et encore de votre naïveté en vous induisant en erreur. Le monde est plein de Vampires, des créatures pernicieuses, plus régulièrement des Maux, néanmoins parfois aussi des créatures de sexe féminin [1]…

Définition du dictionnaire sicalien

  • Mythe du Vampire : monstrueuse machination mondiale pour faire croire aux populations charmantes et innocentes que les Vampires n’existent pas.
  • Vampire : individu de sexe généralement masculin, -un Maux de chair et de sang et d’os- qui n’a pas de raison de vivre, est dans un état dépressif abominable et se trouve être un monstre –ce qui lui retire toute caractéristique humanisante- égotiste sans fond qui n’a aucun scrupule à aspirer vos plus belles années, vos plus beaux espoirs, votre énergie physique et morale, afin de se sentir mieux. Plus vous vous détruisez intérieurement pour lui, mieux il se sent.

Le Vampire n’est pas un mort-vivant mais un vivant-mort ! Et l’inversion fait toute la différence. Ben oui, vous le savez bien, qu’une fois mort un corps ne peut plus se mouvoir seul ! Si on inverse, il est tout à fait logique qu’une personne vivante évolue sur Terre… Mais évidé psychiquement intérieurement.

Informations annexes

  • Si les Vampires ont l’air de vivre la nuit, c’est uniquement parce qu’il est plus facile d’attirer une personne dans ses filets à l’issue d’une soirée, qu’en plein jour alors qu’elle doit filer au travail ! Et puis, nombre de Vampires sont aussi des actifs qui sont eux-mêmes coincés au travail de 8 heures à 19 heures !
  • Pour ce qui est de dormir le jour et sortir la nuit, ça s’appelle communément le « week-end »…

Revenons au caractère « mort » de ces vivants… Et brisons le Mythe Humanisant ! Le Vampire est effectivement un monstre car il n’aime pas, ne se sacrifie pas… et s’il ressent, il ne ressent que pour lui, et ce qui est dans son intérêt. Comme il est mort intérieurement, il recherche effectivement chez ses victimes – vous, chères Sicaliennes – de quoi réchauffer ses organes, de quoi lui redonner l’énergie de continuer à vivre.

Et sans le moindre remords, une fois avec vous, il puise votre force vitale, non pas à coups de canines et de dons de sang, mais en vous prenant tout, les sentiments, votre cœur, votre affection, votre engagement, votre chaleur… sans jamais rien vous rendre.

C’est à vous d’aller vers lui, c’est à vous de le prendre dans vos bras, c’est à vous de sacrifier votre temps, jamais à lui.

A bas le mythe !

  • Pourquoi une balle en argent ? Parce qu’ils ont des goûts de luxe et que c’est une bonne technique pour ralentir un adversaire… Vous devrez déjà vous décarcasser pour en trouver une avant de pouvoir les menacer… Mais au final, les Vampires sont comme les êtres humains lambda sur ce sujet…
  • Pourquoi un pieu en bois dans le cœur ? Qui cuisine encore aujourd’hui ? Peu de gens… Alors sans cuiller en bois à portée de mains, les Vampires vous persuadent que vous ne pouvez lutter contre leur influence.
  • Pourquoi de l’ail ? Vous arrivez à ne pas suffoquer, vous, quand une haleine chargée vous colle au nez ? Les Vampires non plus, surtout qu’avec leurs goûts pour le luxe, ils ont une nette préférence pour Guerlain…
  • Pourquoi évitent-ils les miroirs ? Les Vampires sont des narcissiques… S’ils commencent à percevoir leur reflet, ils savent qu’ils n’arriveront plus à détacher leur attention de leur personne. Or, ils sont venus séduire…
  • Pourquoi ne veulent-ils être pris en photo ? Encore une fois, rien à voir avec la théorie du « ils n’apparaissent pas… »… Ils ne supportent simplement pas de ne pas maîtriser leur image et refusent donc qu’une photo où ils ne paraîtraient pas parfaits circule
  • Pourquoi la croix ? Non, ils ne brûlent pas à son contact… C’est juste qu’ils ne croient plus en rien alors votre foi inoxydable les saoulent.
  • Pourquoi l’eau bénite ? « Non mais de l’eau croupie sur ma chemise à 800 euros ! » C’est vrai, ça rendrait dingue n’importe qui…

Le Maux Vampire vous laisse exsangue. Et vous aurez beau lui demander de l’aide, il ne lèvera jamais le petit doigt pour vous. Pour la survie de vos cheveux – premières victimes de l’anémie- vous devrez vous secouer pour fuir cette relation.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : une bonne sauce bien chargée en ail.

Jessica Galzin-Spalke 

[1] Etude statistique paranormale anormale sicalienne : la population Vampire est approximativement à 90 % masculine, 10 % féminine. Cependant, la population Succube est proportionnellement inversée : à 90 % féminine et 10 % masculine, autrement dits des « incubes ». Les Succubes font l’objet d’une chronique prochaine.

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En 1542, Jacques Cartier rentre d’un troisième voyage au Canada, effectué spécialement pour y suivre la piste de l’or des Amériques tant convoité par les Européens… Il revient avec une cargaison d’ « or » et de « diamants »… qui, après expertise sur le vieux continent, s’avèrent être de la pyrite et du quartz, les deux sans valeur.

Définition du dictionnaire sicalien

  • « Il est de pyrite et de quartz » : la découverte que l’Homme, que la Femme avait pris pour une pépite d’or ou un diamant, une vraie merveille en somme, n’était rien de plus qu’un vulgaire caillou de fer sulfuré ou de quartz… Bref, sous la couche brillante, émiettée, un vide sidéral et sidérant…

Et depuis quelques temps, vous avez carrément commencé, à votre grand désarroi, une collection éblouissante de pierres sans valeur. Vous en avez assez parce qu’en collectionnant les pyrites, vous vous sentez en situation d’échec. Mais qui est le plus fautif : la pyrite qui s’espère d’or ou vous ? Parce que bon, pourquoi la Pyrite ne s’estimerait-il pas légitimement une pépite d’or ? Après tout, si vous, vous n’en voulez pas, une autre s’en chargera.

En attendant, la collection s’allonge… Oui, vous êtes certainement atteinte du Trouble dit de Cartier.

Définition du dictionnaire sicalien 

  • Trouble dit de Cartier : tellement vouloir une chose, notamment pour Jacques de l’or, pour vous rencontrer l’Homme Idéal, qu’on se laisse éblouir aux premiers éclats dorés.

Petite touche culture : comme les Français étaient trop occupés en Italie à essayer de grappiller des territoires, ils ont loupé le coche sur une partie des « grandes découvertes » à la Colomb… En 1494, l’Espagne et le Portugal se partage le « Monde », au moins le « nouveau », sous l’égide du Pape avec le Traité de Tordesillas… et à partir de 1515 et l’arrivée au pouvoir d’un certain François 1er, le Français à la tête de tous les autres s’outrage : « Le soleil luit pour moi comme pour les autres, je voudrais voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde. »

(NdlA : ce qui promet une prochaine chronique sur le Syndrome de François : « mais pourquoi suis-je pauvre ? Je voudrais voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde et de ses richesses. »)

  • Pourquoi Jacques Cartier s’est-il laissé avoir ?

Parce qu’il en rêvait de cet or. Puisque, contrairement à ce qu’on veut bien nous Européens croire, nos « ancêtres » ne se sont pas amusés à partir à la rencontre du nouveau monde pour le plaisir d’apprendre de nouvelles langues, d’échanger les points de vue, de prendre –ah si… ça, prendre, c’était bien justement l’objectif.

Si Cartier a pu partir en 1534 découvrir le Nord Ouest avec navires et équipage, financés par le Roi lui-même, c’est bien qu’on espère que l’entreprise sera rentable et qu’on pourra adresser une belle grimace aux caravelles remplies d’or des maudits Espagnols ! (Et Portugais.) Bref, l’or, les diamants, il en rêvait…

Tout comme vous. Vous, vous rêvez de la personne qui « vous aimera pour qui vous êtes » et que vous aimerez « presque pour qui il est » Oui, autant l’avouer, chacun a des aspirations très illusoires : intelligent, drôle, curieux, tendre, passionné, beau, riche… Grand, brun, yeux marron expressifs, épaules… (Aaaaargh !) (Commentaire presque de l’Auteur)

Aussi, quand une pépite d’or vous est offerte, là, comme ça, au détour de l’allée d’un parc, d’un pot de fleur dans un salon, de l’entrée des bureaux, d’un zinc, vous ne pensez guère à vous munir de petites loupiottes et loupe pour vérifier si ce n’est pas du fer sulfuré.

Non. Parce que voici quatre ans que vous attendez, voici deux ans que vous avez rompu, voici tout votre petit quart ou tiers de vie que vous espérez… Et que vous en avez marre à la fin d’être tout seul ! (ou toute seule). Votre couette est très chouette, mais des bras… un torse… L’Homme qui saura discuter, écouter, répondre, raconter, échanger, partager… (Quand l’Auteur écrit que vous rêvez !)

Et la collection de pyrites vous laisse émotionnellement brisée. Vous vous remettez en cause. « Pourquoi ça ne marche jamais avec moi ? » « Suis-je trop exigeante ? » « Pourquoi ?!!!! »

Dans un premier temps, restez positive : plus vous rencontrez de Pyrites, plus vous savez ce que vous ne voudrez jamais plus retrouver chez un Homme ! Dans un second temps, posez-vous les bonnes questions : qu’attendez-vous vraiment d’un Homme et d’une relation ?

Si vous attendez l’Amour et la Passion… Bon courage, chères VCR. Si vous attendez Stabilité et Projets à deux pour deux pour être plus que deux dans pas si longtemps… Ca se trouve. Si vous attendez  Argent et Plan logement… Pas mal de Pyrites peuvent s’avérer finalement une pépite d’or.

Bref, comme Jacques Cartier, vous vous focalisez sur l’objectif « ramener de l’or » et pas sur « j’aimerais vraiment trouver de l’or, du vrai, dans lequel je vais pouvoir mordre à pleine dent et qui ne se tordra pas ».

Ne restez pas bloquée sur ses magnifiques abdominaux et renseignez-vous sur lui, son caractère, ses envies, ses projets… et que sait l’Auteur ! ce qui fait VOS intérêts.

Donc c’est à vous de vous reprendre en main quand une semble-t-il pépite d’or/Homme vous aborde ! N’hésitez plus : Mordez-le ! 

Jessica Galzin-Spalke

Culture + : la fin n’a jamais été publiée mais sur le même sujet : Fool’s Gold, Amy Reeder Hadley, publié par Tokyopop.

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Si un jour une Femme se réveille entre vos bras, par une matinée baignée de soleil, et que vous entendez un « hmmm… pourquoi tu n’es pas cordonnier », ne vous inquiétez pas, chers Maux !

Revenons à nos Sicaliennes adorées : vous étiez dans un rêve magnifique, l’HCC (Homme Craquant etCroquable) était un cordonnier de génie dans une échoppe superbe de marbre et de verre, avec vue sur le Pont-Neuf, dans un immeuble pierre de taille… Et il prenait soin avec une tendresse émouvante de votre dernière paire de talons, bousillée après une course-poursuite avec un bus…

Et, las, vous vous êtes réveillée.

« Désolé de ne pas être cordonnier.
-Peuh. Briseur de rêves.
Ca s’appelle pas « briser un rêve » mais « se réveiller ». »

Bref, là, les Sicaliens ou les Maux qui se sont perdus se demandent toujours : Mais pourquoi un cordonnier est-il un fantasme ?
Tout simplement, puisque l’Auteur doit tout expliquer, parce que ce dont une Femme rêve, c’est d’un Cordonnier, pas d’un Homme Portefeuilles.

Définition du dictionnaire sicalien

  • Le Fantasme du Cordonnier : un Homme qu’une Femme aime et qui tient bon face au quotidien.
  • Homme Portefeuilles (ou Portefeuilles ou HP) : un Homme prêt à tout payer ou un Homme qui peut tout payer ou un Homme qui se contente de payer pour acheter l’affection d’une Femme mais ne fait aucun autre geste.

Les Femmes veulent travailler, gagner leur argent et acheter leurs chaussures elles-mêmes, avec tout l’amour dont elles sont capables pour ces délicieuses petites merveilles. Des petites merveilles qui les accompagnent au quotidien, qui les soutiennent et leur font se sentir belles, leur permettent jour après jour d’éclairer le chemin qu’elles parcourent.

Pensée sicalienne inoxidable

  • « Pour tracer un beau chemin, commencez par de belles chaussures »

Par conséquent, ce que les Femmes désirent, une fois chaussures parfaites à leurs pieds, c’est un Homme prêt à les aider à entretenir et à conserver ces chaussures, et le chemin. Que ce soit au moment terrible où le talon droit de 12 centimètres a cassé ou au quotidien.

D’où l’intervention du Cordonnier.

L’esbroufe ? Les promesses ? Les fausses promesses telles que « je ne fais jamais de promesses, j’agis » ? Les Supers-Hommes ?

Définition du dictionnaire sicalien

  • Super Homme (pas d’abréviation, SH étant réservé à Sous-Homme): un Homme qui parle beaucoup, surtout pour confier à la Femme Potentielle qu’il a des valeurs, qu’il est fort et qu’il sera là. Et n’est jamais là.

Pas de quoi cirer une pompe.

Par contre, le Cordonnier, il n’est jamais loin. Il est presque toujours ouvert -ou il affiche ses horaires et ses périodes de vacances – et vous accueille d’ailleurs toujours les bras ouverts. Et il est toujours partant pour sauver votre paire de chaussures. « Monsieur, pouvez-vous les sauver ! » criez-vous, débarquant bouleversée, votre escarpin dans une main, le talon dans l’autre, et il vous répond « oui » sans exploser de rire.

Ou pour vous accompagner dans cette cruelle perte. Il vous regarde avec compréhension en annonçant l’heure du décès de votre paire sublimissime et vous murmure avec compassion « elles étaient vraiment belles. Je suis désolé de ne pas avoir su vous aider, je vois bien que vous y teniez. »

L’Homme Idéal est un Cordonnier, une personne qui sait répondre présent, capable de soutien et de vous aider à protéger ce qui vous est cher, votre petit coeur par exemple, ce que vous avez construit, et dans le cas où tous vos efforts s’évaporeraient, de vous accompagner le temps de réaliser.

Ou alors… c’est surtout un Homme « à sélectionner au CV » : « JF subtile rech Cordonnier, grd, brun, beau, intel., drôle, cultivé, curieux, sportif, présent, courageux, volontaire, tendre, calinou, chatouilleux, prêt à la tenir dans ses bras quand elle pleure et à prendre soin de ses cinquante merveilles, milliardaire accepté. »

Jessica Galzin-Spackle

 


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