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Archive for septembre 2013

… dixit Schopenhauer, le philosophe allemand qui aurait pu s’empêcher de philosopher sur les chevelures féminines, d’autant plus quand la femme est ravalée au rang d’animal.

L’Auteur affronte à sa pause déjeuner un de ses pires cauchemars : le coiffeur. Surtout quand elle sait la tête anéantie que fera ledit coiffeur quand il découvrira les dégâts effroyables… Et qu’elle sait qu’elle va en ressortir en pleurs.

Fut-un temps, il y a moins de deux ans, votre Sica avait une chevelure magnifique. « Oui, elle a de beaux cheveux… Mais peut-on dire qu’elle est belle, elle ? » « Vos cheveux, on dirait un travail d’orfèvre. » Et puis le stress, le harcèlement, l’épuisement… ont eu raison de ses sublimes cheveux.

On a beau vous répéter : « mais ça va repousser ! » Ça fait un an et demi. Et c’est vrai, au bout de tout ce temps, ils ont repoussé un peu cet été, un ou deux centimètres… la raison aussi pour laquelle l’Auteur accepte de présenter enfin le cadavre à l’autopsie !

A savoir, avec une coupe garçonne, l’Auteur serait adorable. Mais non. Ses cheveux, c’est son affirmation. Sa rébellion contre toute sa famille qui lui a coupé toute son enfance durant ses cheveux parce qu’ils sont « ingérables », « partent dans tous les sens », « incoiffables » et… poussent au naturel sans stress d’environ 10 centimètres par an… donc un véritable enfer pour les avoir très longs ! Des années d’investissements, l’Auteur sait qu’elle en a au moins pour cinq ans avant de pouvoir envisager retrouver sa chevelure…

Et justement… Ses cheveux ne parlent pas, n’agissent pas. Alors à quoi bon ? Peut-être… Cependant, ils expriment pleinement qui elle est, ce qu’elle ne dit pas, ce qu’elle ne fait pas, par convenance, par prudence, par timidité. Ses cheveux sont libres et font des folies, ils sont doux et complètement sauvages. Ses cheveux étaient longs… proportionnellement à toutes les choses qu’elle tait mais refuse d’abandonner.

Parce que tous les hommes, et beaucoup de femmes, s’accordent sur le fait que l’Auteur pense comme un homme, agit comme un homme, (l’Auteur ne s’excusera jamais d’être qui elle est), ses cheveux longs étaient l’étendard d’une féminité affirmée. « Je suis une femme » est certainement la phrase qu’elle a le plus répété dans sa vie. « Ce n’est pas parce que je pense différemment, ce n’est pas parce que je crois qu’une femme peut s’épanouir autrement… que je ne suis pas une femme. »

Si une femme estime sincèrement que son bonheur est dans un couple et la maternité, tant mieux ! Mais si elle n’en a pas envie, l’Auteur n’en peut plus d’entendre cette phrase : « la pauvre fille, elle a gâché sa vie. »

L’Auteur est une fille, sœur, mère, amante, épouse un temps, active. Et elle ne souffre pas d’être réduite à l’un de ces noms. Non, elle n’est pas qu’une fille, qu’une sœur, qu’une amante, qu’une épouse, qu’une mère, qu’une active : elle est une Femme. Et c’est ce que ses cheveux hurlaient, toujours au vent, toujours lâchés avec autant de fierté que l’Auteur est fière d’être une femme.

Une femme est une femme, cheveux courts ou cheveux longs. L’Auteur sera toujours une femme, même chauve. Mais… ses cheveux, elle les regrette très fort. Ce qu’une femme place comme idée dans ses cheveux est incompréhensible, même par les femmes elles-mêmes. Tout comme sa déception à la sortie du salon de coiffure, très souvent.

« Oui, ce n’est pas moche, ce n’est pas raté… mais ce n’est pas moi. »

L’Auteur vous envoie le Baiser de la Condamnée… Aux larmes versées aujourd’hui, sous les implacables coups de ciseaux !

L’Après Bataille :

1) l’Auteur n’étant pas stupide… Elle avait minimisé les risques -bon, en fait, c’est faux, elle a tapé sur google pour trouver les coiffeurs les plus proches de son bureau dans le Ier arrondissement de Paris et a pris rendez-vous le matin même à « A la tête du client » parce que le nom du salon l’a amusée – ben oui, quitte à souffrir, qu’il y ait au moins un truc réjouissant- : Antoine, le coiffeur, coiffe aussi des gens de l’équipe Vuitton -qui préparait la Fashion Week… donc si eux vont chez lui, c’est que pas trop de soucis…

2) c’est une très jolie coupe, qui va très bien à l’Auteur…

3)… et qu’elle déteste allègrement juste parce que… ses cheveux sont ultra courts. En quinze ans, elle n’a pas eu les cheveux aussi courts… d’ailleurs c’est la première fois en quinze ans que ses cheveux ne touchent pas ses épaules.

4) Antoine, coiffeur et propriétaire d’A la tête du client, est adorable !

Vous entrez, la jeune femme à l’accueil vous annonce que vous serez coiffée par UneTelle. Deux minutes plus tard, Antoine décide de vous prendre en charge. Il commence la coupe. Il vous apporte la boîte à mouchoirs… (car oui, vos cheveux tombent, la bataille fait rage !)… et vous la transporte du siège de la coupe, au siège pendant l’attente, en passant par le siège pour le shampoing et soin, et les mouchoirs rejoignent avec vous le siège initial pour parachever la coupe.

Extraits :

Antoine :  » Vous avez de très belles bottes. »
Sica : « Elles sont très vieilles ! »
Antoine :  » Elles sont patinées, superbes. Elles vous font des jambes magnifiques. »

UneTelle apparait. Antoine vous tend de nouveau la boîte à mouchoirs.

Antoine : « Je m’occupe de Sica.  Je sais exactement comment sublimer ce qui est déjà sublime. »
Vous rougissez.
Antoine : « Je vais arrêter de vous faire des compliments Sica… »
Sica : « Euh oui. »
Antoine : « Mais sachez qu’ils sont sincères. »

A l’issue, vous demandez quelques conseils histoire que vous ayez la même tête demain.

Antoine : « Moi. Tous les matins, je vous coiffe. »
Rires.
Antoine : « Je plaisante. Tête en bas quelques instants avec le sèche-cheveux, et vous n’avez pas besoin que ce soit complètement sec. »
Sica : « Ah. Il faut que j’achète un sèche-cheveux, alors. »
Antoine : « Attendez… »

Antoine vous offre le sèche-cheveux. Vous réglez, il est triste de vous voir encore « triste » de votre longueur.

Antoine : « Vous êtes vraiment belle, je vous assure ! »
Sica : « Je sais, je vous fais confiance. Il fallait le faire. »
Antoine : « Il fallait le faire mais surtout vous êtes très belle avec cette coupe ! Et n’hésitez pas à revenir, même juste pour dire bonjour ! »

Résultat :

1) une très jolie coupe (même si vous détestez, c’est du très beau travail)
2) un service impeccable (adorable !)
3) 48 euros (somme toute, raisonnable)
4) un sèche-cheveux (inattendu et toujours 20 euros de gagner !)
5) vous avez épuisé sa réserve de mouchoirs (vous n’en aviez pas vous-mêmes…)

 

Jessica Galzin-Spalke

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Un cri du cœur, lancé assez régulièrement par pas mal de Sicaliennes… Mais pas que, rassurez-vous tout de suite. De toute façon, il y a plus de femmes que d’hommes sur cette planète donc c’est tout à fait normal.

Pour autant, faut-il que vous vous sentiez déprimées ou désespérées à l’idée de vivre seule ou de « finir seule » votre vie ?

Si vous venez de vivre une histoire d’amour intense qui vous laisse affreusement triste, vous avez des raisons de vous sentir mal : votre petit cœur brisé. Pour celles qui sont célibataires depuis très longtemps et qui en ont marre de ne jamais rencontrer « le bon », évidemment, ça vous lasse…

De là à vous inquiéter de « finir vieille fille » ! Non pas que vous trouverez forcément l’H2C de votre vie – non, l’Auteur ne promet rien… cependant, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! Mais pourquoi devriez-vous forcément voir négativement le fait de ne pas être « deux » à la fin de votre vie ?

  • Hein ? MAIS POURQUOI SE CONTENTER D’UN HOMME, UN SEUL !? Non, arrêtons ! Puisque vous ne trouvez pas en UN tout ce que vous recherchez, multipliez !
    Beaucoup de Maux ne recherchent qu’une compagnie plutôt qu’un vrai couple ou une vie de famille, vous avez vingt ans pour vous arranger ce système :
    -un pour ses abdos et ses fessiers
    -un pour l’humour
    -un pour la culture
    -un pour la confiance
    -un pour la tendresse
    -un très très doué pour le sexe
    Vous vous prenez à sept un super appart avec six chambres ! Ce qui sous-entend : vous avez SIX armoires dans lesquelles dispatcher vos affaires ! Vous passez une nuit par semaine avec chacun… et le dimanche, vous avez votre journée ! Bon, et soit vous faites un dimanche sur six avec chacun, soit vous êtes sur le divan… Mais c’est un moindre mal !

Revenons à nos vieilles filles en devenir… Pourquoi le but d’un être humain serait-il forcément d’être deux êtres humains au bout du compte ? Après tout, on nait seul(e) ! Et on meurt seul(e)… Alors pourquoi ne pas vivre seul(e) ?

Vivre seul(e) ne signifie en rien que vous serez forcément seule toute votre vie. D’abord vous avez de la famille, des amis, des connaissances, des petites romances de ci, de là.

Petite digression sicalienne

D’ailleurs, vous ne serez peut-être pas toute seule à 70 ans ! Non… Vous pouvez dès à présent mettre en place votre plan Prévoyance !

  • Plan Prévoyance
    Il s’agit dès à présent de ruiner toute vie amoureuse de votre meilleur(e) ami(e) pour faire en sorte qu’à 70 piges, il/elle saute de joie quand vous l’inviterez à partager une colocation avec vous ! (Vous n’y aviez pas pensé, hein ?)
  • Plan Prévoyance Bis
    Allumer des cierges, faire d’innombrables prières, acheter une poupée vaudou représentant les mecs actuels de votre meilleur(e) ami(e)… Pour que sa vie sentimentale soit un four… et qu’à 70 piges, il/elle saute de joie quand vous l’inviterez à partager une colocation avec vous ! (C’est moins machiavélique, quand même…)
  • Par ailleurs… Réfléchissez bien et vite : n’avez-vous pas autour de vous une amie dont la vie sentimentale est catastrophique et dont vous seriez le Plan Prévoyance Bis ? Hm hm… la raison du néant sentimental ? L’Auteur, à défaut de vous trouver un mec, vous rend paranoïaque.

Ensuite, être seule plutôt que mal accompagnée est très important. Si vous êtes mal accompagnée, vous vous dévalorisez, et autant le dire franchement, vous en souffrez. Finalement, n’est-on pas plus malheureux en étant malheureux en couple que malheureux tout seul ?

L’Auteur pense à nombre de femmes humiliées, battues, torturées psychologiquement… Si les autorités publiques prenaient à bras le corps le sujet, elles commenceraient par éduquer toutes les femmes : « non, être en couple, ce n’est jamais un but ultime ; vous valorisez, oui » avec un petit « fuck la croissance démographique ».

Quand vous êtes seule, au moins, vous savez où vous en êtes. Et vous vous savez aussi libre pour des découvertes, qu’elles soient intermittentes, saccadées ou à durée indéterminée…

Et puis, « finir vieille fille » ne signifie pas pour autant « finir alcoolo, grosse, ridée et dévorée par cinquante chats »… Non, vous avez d’autres options !

  • Plan A
    Etre divinement vous-même. Vous serez si sublime, si incroyable… si heureuse que vous enchanterez le monde entier. On vous jalousera ! Oui, même les filles en couple vous regarderont avec admiration ! 1) parce que toutes les femmes maquées ne sont pas forcément heureuses en couple, 2) parce que beaucoup de gens ont peur d’être seuls, 3) parce qu’elles n’auraient pas osé. Et quand un homme ou une femme vous demandera « mais tu es si merveilleuse ! Comment se fait-il que tu sois seule ?! » Vous pourrez répondre : « une fille aussi extraordinaire que moi est mieux seule plutôt que mal accompagnée ! ».
  • Plan B
    Devenir religieuse. L’Auteur se penche sérieusement, pour son cas particulier, d’ici vingt à trente ans, sur deux options :
    -elle est en pleine forme : chez les Ursulines et dans l’enseignement auprès d’enfants dans les pays pauvres…
    -elle est paresseuse : entrée au couvent chez les Visitandines (elle trouve le nom mignon) et prier à longueur de journée…
    Bref, devenir religieuse et accueillir une fois par mois, en toute illégalité une copine pour se soûler au vin de messe et faire une orgie d’hostie. En plus, ça vous fait de quoi raconter en confession, merci les filles !
  • Plan C
     Dominer le monde. Ou le vôtre… Acheter un rocher au large de l’Ecosse et vous déclarer Impératrice de cette « île », ensuite exiger une reconnaissance à l’Onu et un siège… Puis vous faire inviter –gracieusement- dans tous les pays du monde dans le cadre des relations internationales… Aller à Jérusalem, en tant qu’Impératrice, réclamer la Paix. Aller en Somalie, toujours en tant qu’Impératrice, réclamer la Paix. Aller en Chine, encore en tant qu’Impératrice, réclamer le respect des droits de l’Homme. Obtenir le Prix Nobel de la Paix et devenir une icône impériale mondiale.
  • Plan D
    Adopter des escargots. Alors, là, avant que des escargots vous dévorent !

Et souvenez-vous d’une chose : un veuf reste en vie moins longtemps qu’une veuve lorsque dans un couple, un des époux meurt… La raison ? Si les Hommes ne savent pas vivre sans Femmes, les Femmes vivent très bien sans Maux !

Jessica Galzin-Spalke

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Une fois n’est pas coutume, votre Auteur préférée va exceptionnellement promouvoir !

Un excellent produit puisque s’y trouve publiée une nouvelle écrite par votre divine Sicalienne Auteur : la revue PAN, dont le lancement a lieu la semaine prochaine, sera courant octobre en vente…

pan

Mais pas partout ! J’essaierai de vous communiquer les adresses… une fois que je les aurai !

PAN, cette délicatesse de revue, est née de la collaboration de  Jérémie Fischer et Jean-Baptiste Labrune qui ont ensuite rassemblé autour d’eux un certain nombre d’auteurs et illustrateurs/graphistes/artistes autour d’une idée toute simple : réconcilions le mot et l’image, rendons-leur à chacun leur valeur, unissons-les véritablement sans que l’un ne souffre d’être l’esclave de l’autre.

Aux éditions Magnani, 15 euros

Jessica Galzin

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Vous l’avez découvert dans une chronique précédente, l’Homme Ingénu (HI) est l’Homme adultère qui « trompe les yeux grands ouverts » mais en n’hésitant pas à mentir… Voire à se convaincre de ses mensonges.

L’Auteur se penche à présent sur l’EPC ou l’Homme Adultère En Pleine Croissance. Non, ne pas croire que l’EPC ferme les yeux sur ses aventures –et surtout pas pendant !

Non, ce qui distingue l’HI de l’EPC est la réalité dans laquelle ils ancrent leur « trahison ». L’EPC ne ment pas à sa/ses partenaire(s) et surtout il ne veut absolument pas que sa légitime découvre son/ses infidélité(s).

L’HI, lui, est plutôt sans une once de culpabilité… et si la légitime doit le découvrir, ce sera à elle de se débrouiller : accepter ou rompre. Dans une mesure, il ne se sent guère concerné. Ou alors, il dira que « mais c’est elle, elle m’a sauté dessus » !

L’EPC est plus ambivalent, pas à moins condamner, pas à moins déprécier, juste moins agaçant sur un point : il se déclare responsable de ses actes, même si c’est bien justement pour mieux se déculpabiliser : « je trompe ma femme, mais personne d’autre ! » C’est donc pour lui « moins pire », plus acceptable. Et ça ressort plus du « jardin secret » à préserver.

  • Il n’est pas fier de ses « exploits »
  • Il les assume dans une mesure –pas devant des relations communes au couple, la famille ou évidemment la légitime : Il déclare : « si elle découvre, par contre, par respect, je ne la prendrai pas pour une conne »
  • Il est conscient de trahir la confiance d’une personne
  • Il désapprouve son comportement… même s’il ne compte pas forcément en changer

Ce à quoi l’Auteur a quand même répliqué que s’ils se désapprouvaient vraiment, voilà bien longtemps qu’ils auraient cessé. Le seul avantage de l’EPC, l’homme qui se sent « grandir et évoluer dans le bon sens grâce à l’adultère », reste qu’ils ne versent pas dans le prosélytisme !

Trois Maux EPC ont répondu aux questions indiscrètes de l’Auteur :

  • L’EPC1 n’a trompé qu’une fois sa légitime et s’est juré que ce serait la seule fois.
  • L’EPC2 déclare qu’il ne calcule pas, il avoue même être surpris parfois d’avoir des partenaires puisqu’il les informe être marié.
  • L’EPC3 estime qu’il perdrait son couple s’il ne la trompait pas régulièrement. Parce que, ce qui le motive, c’est l’interdit.

EPC1 

  • La trahison ?

« Une seule fois. J’ai craqué, tout en faisant très consciemment le choix. Je n’ai pas menti mais je n’ai rien dit. Au réveil, j’ai tout avoué à la jeune femme, que c’était la raison pour laquelle on ne se reverrait pas.

  • La « justification » ?

Réellement, c’est le genre de femme qui m’a valorisé. Et curieusement, sans méchanceté pour elle car ça a été très bien ! Un rêve, même ! Mais elle m’a permis de me rendre compte à quel point ma compagne était importante. Et est importante. On n’avait pas de problème particulier, c’était juste… je crois, le besoin de certitude, de mon côté. Personne n’est au courant. Je sais bien que c’est « mal » ce que j’ai fait… Et je ne le recommande à personne ! Cependant, personnellement, j’en ai ressorti  du positif. Ca m’a valorisé et ça m’a permis de faire des choix concrets.

  • L’aveu ?

Et jamais je ne le dirai à ma compagne. C’est à moi d’assumer ma culpabilité, pas à elle de devoir m’accorder un pardon alors que je sais que je l’ai fondamentalement trahie. Mais je sais aussi que je ne le ferai jamais plus.

  • « Assumer sa culpabilité » par le silence…

Je le pense vraiment. Je suis seul avec ma conscience. Et elle n’a pas à se torturer par ma faute. Je n’ai pas d’excuse.

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Je ne sais pas. En toute sincérité, je l’aime tant, que si j’apprenais qu’elle m’avait trompé… Je crois que je serais anéanti. D’un autre côté, est-ce que j’oserais lui en vouloir, si, comme pour moi, ça a été aussi révélateur de la force de son amour pour moi ? Je n’en sais rien du tout. Je crois que je suis plutôt du genre jaloux.

  • Vous avez pu « la trahir fondamentalement »… Vous ne pensez pas qu’elle devrait savoir, pour faire son choix quant à vous, un homme qui a été capable de la trahir ?

Dans un monde parallèle, je dirais oui. Aujourd’hui, à l’instant, dans notre monde, je réponds non. Je ne veux pas la perdre, je ne reproduirai plus jamais cette erreur. J’en suis certain. »

EPC2

  • La trahison ?

« Ca a commencé, même si ce n’est en rien une excuse, il y a quelques années, quand notre couple a commencé à aller mal. On se disputait énormément. C’était vraiment… pas sain. Et bref… Je l’ai trompée, une fois. Là, j’étais vraiment mal… Puis une deuxième fois. Puis quelques fois encore.

  • La « justification » ?

Il n’y a jamais à mon sens de justification quand on trompe. Un mec qui te dit que ça se justifie, c’est un con. Notre couple va toujours « mal »… Mais depuis, ça va « mieux » dans une mesure. On a toujours des problèmes, c’est évident. Mais je suis plus attentif et plus patient, ce qui fait qu’elle est moins sur les nerfs. Mais ça ne sauvera pas notre couple. Soit ça ira mieux et, dans ce cas, il faut que j’arrête de la tromper, ça me semble évident… Soit ça ne va pas mieux… Et dans ce cas, il faudra qu’on fasse des choix. Je ne sais pas, mais on a une vie familiale « parfaite » à deux, avec les enfants, à défaut d’un couple génial. Je n’aurais pas –et plus- la chance de concilier mon boulot et ma famille, si je n’étais pas avec elle…

  • L’aveu ?

Jamais. Je ne compte jamais lui en parler. Même si on se quitte, même dix ans après. Jamais. Je n’assume pas du tout d’avoir la connerie de pouvoir lui faire du mal. Je sais bien que je n’aurais jamais dû mais… En tout cas, elle ne doit jamais le savoir et je fais tout pour. Je n’ai pas une maîtresse, juste des femmes, d’un soir.

  • N’est-ce pas plutôt la peur d’être seul ?

Non… Peut-être. J’avoue que je n’ai pas réfléchi. Je ne crois pas. Comme je la trompe de temps en temps, serais-je seul vraiment ? Ensuite, par rapport à mes enfants… Peut-être que je n’avouerai jamais aussi parce que je ne veux pas les perdre… Et être seul. Mais ils finiront par être très grands de toute façon !

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Je ris jaune bien évidemment. Je ne supporte pas l’idée. Tu me dis « mais ce ne serait que normal, égalité, non ? »… C’est vrai, elle aurait « le droit »… Ce ne serait que justice… Mais comme tu peux le voir, l’idée ne passe pas du tout. Malgré ce que je fais, si j’apprenais ça, je ne lui dirai rien de ce que j’ai fait… Et je lui en voudrais, je le sais. Je sais que c’est injuste.

  • Puisque ce sont des trahisons régulières et que votre couple va mal… Vous ne trouveriez pas normal que votre compagne sache afin de mettre ce fait dans la balance ?

Sur une considération simplement de « justice », si. Mais en ce qui me concerne, je ne veux jamais qu’elle sache que je suis un homme qui l’a trahie. Je n’assume pas du tout cette image. Qu’on se quitte, arrivera ce qui doit arriver. Mais pas qu’elle me déteste. Je veux qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi. »

EPC3

  • La trahison ?

« A savoir, c’est mon deuxième mariage. Je trompais, régulièrement, la première. Et je trompe, régulièrement, la seconde. Je suis un véritable salaud. Il n’y a que des salauds pour faire ça. Ca arrive deux à trois fois par an.

  • La « justification » ?

Sexuellement, j’aime l’interdit. Et j’aime revivre intensément les instants où la femme va craquer. Pourtant, avec mon épouse, les jeux sexuels, en plein air ou un peu exhibitionnistes, on pratique. J’ai essayé de faire différemment. Mais… Je me sens mieux, valorisé. Quand je vois ma compagne après, je ressens deux émotions contradictoires… Je suis un salaud vis-à-vis d’elle. Mais je suis un homme qui a toujours de quoi plaire, et de quoi lui plaire, à elle. J’ai confiance en moi… et je me sens en mesure de l’aimer.

  • L’aveu ?

Jamais. Jamais puisque je l’aime à la folie. Je n’ai aucune envie de la perdre. Oui, je te vois, tu te dis que si je l’aimais à la folie, je ne la tromperais pas. Mais je n’ai aucun doute sur ce point : elle, je l’aime. Et plus que tout. – Oui, j’ai pensé que si je l’aimais, je ne devais pas la tromper… Mais c’est comme si chaque fois que je la trompais, je l’aimais plus.

  • N’est-ce pas plutôt la peur d’être seul ?

Oui mais je l’aime vraiment. Sinon, ce serait invivable. Et j’ai souvent été célibataire… Ca offre beaucoup plus de possibilités d’interdits et de conneries à faire !

  • Et la compagne, si elle trahissait ?

Une fois, je pardonnerai. Je le sais, parce que c’est ce qui s’est passé avec ma première épouse. Mais c’est elle qui n’a pas pu me pardonner dans les mois qui ont suivi. Elle m’a trompé, ce qui est bien normal, parce qu’elle avait appris que je l’avais trahie –mais une seule fois. Je l’ai pris pour ce que c’était « un œil pour un œil »… et en étant plutôt triste parce que je sais que, elle, ça n’a pas été pour son plaisir. C’était vraiment par vengeance… Et elle s’est sentie un peu mal. Par contre, je ne supporterai pas que ce soit régulier. C’est ma femme. C’est bizarre, mais… c’est ma femme, à moi.

  • Puisque ce sont des trahisons régulières … Vous ne trouveriez pas normal que votre compagne sache afin de choisir de rester ou pas ?

Non, puisque jamais aucune femme n’accepterait et que je ne veux pas la perdre ! Si moi, je ne peux pas accepter qu’il en soit de même pour ma femme… Je ne vois pas comment elle pourrait accepter et ce serait lui soumettre une horrible proposition : « je t’aime, je t’ai trompée, je vais continuer d’ailleurs. Maintenant que tu sais, choisis ». C’est stupide. Je comprends le principe… Mais non. Et en plus, ça m’enlèverait toute notion d’interdit, si elle disait oui. »

Jessica Galzin-Spalke

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Vous tremblez…  Vous rougissez… Votre cœur palpite… Vous vous sentez enfiévré(e)… Et parfois vos yeux sont humides… Et parfois, votre nez coule…

Oui, vous achevez de vous moucher et vous constatez avec effroi qu’avoir un mec, c’est comme avoir chopé un bon gros rhume !

Après tout, sous le trouble, les yeux brillent d’un éclat nouveau, votre cœur et votre corps s’enflamment ! Et quand une crise vous dépasse, vous collectionnez les mouchoirs humides de désespoir avec les phrases phares « il ne me comprend pas », « je ne le comprends pas »

Et vous remarquerez, que ce damné rhume non plus, vous ne comprenez pas très bien comment vous vous êtes débrouillé(e) pour le chopper [1]! De base, vous n’en vouliez pas ! De même qu’un Homme, on n’en veut pas forcément… Pas le moment, pas le bon, pas l’envie, pas…

Pas de chance, ça s’appelle une « rencontre » et le rhume vous a rattrapé(e) au coin de la rue, tout comme un Homme peut le faire.

Ou à la rigueur, qu’être amoureux, c’est comme une tumeur. Elle s’installe sans prévenir, elle grossit, grossit… Parfois elle est bénigne –il existe des veinardes- et d’autres fois -malheureusement ?- elle est maligne. A l’annonce, vous devrez vous orienter vers la chimio affective, vous allez morfler sévère…

Définition du dictionnaire sicalien

  • Chimio affective : passer à d’autres hommes, de verres en dîners, de conversations en lits, pour effacer toute trace dans votre corps du précédent cancer… Nausée, fatigue, rechute sont aussi au programme mais vous avez plus de 99,999 % de réussite !

Cependant, pour une note positive, il vaut mieux ne pas faire de généralité : tous les Maux ne sont pas un gros rhume ! Non ! L’Auteur est indubitablement certaine de ce fait : l’Homme est une affection comme les autres, multiple donc.

Ils sont une scarlatine, des oreillons, une otite, une grippe, un choléra –une véritable plaie…, une tuberculose (pulmonaire, bubonique…), un tétanos, une rougeole, une rubéole, une varicelle etc…

A chaque fois que vous avez survécu à l’un d’entre eux, vous êtes vacciné(e) ! L’avantage des Maux tels que scarlatine ou varicelle, vous saurez désormais les identifier au premier coup d’œil ! Et fuir à toute allure ! En partie du moins, et c’est là tout le problème posé par l’Homme Rhume…

Définition du dictionnaire sicalien 

  • Homme Rhume : l’Homme Rhume n’est pas particulièrement un Breneux du Premier Ordre, il est propre sur lui et pas forcément méchant… Bref, il a, comme plein d’autres, tout pour lui, pas grand-chose contre lui, et vous vous faites un peu plus régulièrement avoir.

Néanmoins, votre immunité sentimentale s’améliore au fur et à mesure… et pour ce qui est des Rhumes, vous apprenez à les prévenir avec un petit gilet, un foulard et un chapeau. L’Auteur ne vous répète jamais assez qu’il faut toujours sortir couvert(e) ! Ou un simple refus, « non, je ne veux pas dîner avec vous », est aussi efficace. Tous les Rhumes sur pattes ne pensent pas « tiens, elle se tient loin de moi, elle ne veut pas me parler, elle cherche à m’éviter, je crois que je ne lui plais pas »… Malheureusement.

[Le + : Pleure-t-on sur un microbe ? Un peu… Mais surtout après : on l’irradie ! on le désinfecte ! on l’écrase !]

Vous vous protégez de mieux en mieux… à tel point qu’un jour, un jour ! vous rencontrez la Tumeur de votre Vie ! Wouhou ! Vous appréciez pleinement tous les moments passés ensemble…

… tout en gardant dans un coin de votre esprit qu’elle peut devenir maligne.

C’est ça, la Prévention !

Jessica Galzin-Spalke

[1] Oh si ! L’Auteur sait très bien comment elle a attrapé cet abominable rhume de rentrée : pas de ballon d’eau chaude depuis dix jours… donc entre la chute des températures et les douches froides matinales… Cocktail parfait pour Rhume malvenu ! Lundi, la France entière percevra un cri de jouissance éblouissant : l’Auteur prendra sa première douche chaude en quinze jours ! Elle en profite d’ailleurs pour ne pas remercier son agence, sa propriétaire et ce satané plombier ! (Nan mais quinze jours !)

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Votre Auteur favorite a mis en ligne il y a quelques temps une chronique « Mais pourquoi elle reste avec lui ?! »…

Un courriel, une unique phrase : « est-ce que je dois le quitter ? »

Ce courriel nous révèle trois choses :

-l’Auteur est parfois lente malgré un QI de 140 : 5 minutes avant de faire le lien avec sa chronique (comme quoi, ça veut rien dire)

-l’Auteur a toujours de super amies : elles lisent effectivement son blog

-l’Auteur n’a pas de bol : pourquoi sont-ce les ami(e)s dont elle aime bien le mec -et c’est pas si fréquent- qui doivent lui poser cette question !?

Pensée de l’Auteur : « ah mince ! Je dois vraiment lui répondre ! »

Premier élément de la réponse de l’Auteur : « c’est pas beau de retourner ma chronique contre moi ! »

Second élément de réponse ULTRA PRATIQUE : « ben euh… je sais pas… C’est ce que tu veux ? »

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Un Deux Trois !

Embrasse-moi !

Quatre Cinq Six !

Sur mes lèvres cerise !

Sept Huit Neuf !

Dans mes souliers neufs !

Dix Onze Douze !

Je serai toute rouge !

SCN_0001

Ça arrive à des gens très biens… Si si…

 

Jessica Galzin-Spalke

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