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Archive for juin 2013

Sicaliens, Sicaliennes, du lourd cette semaine dans les recherches qui ont permis à un(e) Internaute Inconnu(e) d’accéder au Sica’s Blog… et surtout du « pas-si-simple »…

« Quand une femme écarquille grand les yeux et vous sourit, qu’est-ce que ça veut dire ? »

Ah ! Elémentaire, mon cher What !?

  • Première réponse spontanée :

C’est bon signe ! Ca a l’air d’être encourageant pour vous !
D’un autre côté, on n’est pas avec vous, au même moment, pour observer sa réaction…

… Alors, oui, ou plutôt non, rien d’élémentaire.

Témoignage de la Looseuse Réussie en chef (l’Auteur)

L’Auteur répond donc dans un premier temps en fonction de son expérience, et elle écarquille grand les yeux et sourit :

  • Quand elle ne reconnait pas quelqu’un (et ça lui arrive très très souvent)…
  1. Qu’elle reconnait finalement et qu’elle apprécie
  2. Qu’elle reconnait finalement et qu’elle sait qu’elle a intérêt à faire genre « oh ! quelle charmante surprise ! »
  3. Qu’elle ne reconnait toujours pas mais qui s’acharne à se montrer ravi et qu’elle comprend qu’il faut au moins faire semblant d’être contente
  • Quand elle est surprise (et ça lui arrive parfois, rarement mais parfois)…
  1. Par un propos ou un geste et qu’elle le trouve amusant
  2. Par un propos ou un geste mais qu’elle sait que la personne n’a pas de mauvaises intentions ou que la personne est triste…
  3. Par un propos, un geste, une personne mais qu’elle ne veut rien dévoiler de ce qu’elle pense
  • Quand elle a peur (et ça lui arrive mais généralement elle se débrouille pour n’avoir aucune réaction)…
  1. Devant un propos, un geste, une personne, pour une autre personne et qu’elle veut cacher à cette personne ce qu’elle a vu pour ne pas lui gâcher la soirée
  2. Devant une menace, un geste, une personne mais que pour rien au monde son damné orgueil ne lui permettrait de laisser transparaître plus d’une demi-seconde qu’elle a été touchée
  3. Même si elle doit en crever, elle sourira plutôt que de satisfaire le désir pervers de quiconque de lire de la peur sur ses traits

Si la question est posée dans un contexte de strict échange romantique, les premières réponses (1) semblent plus adéquates… Ensuite tout dépend du degré d’éducation et de l’épaisseur du vernis civilisé recouvrant la jeune femme.

  • Vous venez d’apparaitre devant ses yeux, première rencontre
  1. Au premier regard, une surprise agréable, et elle sourit
  2. Au premier regard, une vraie surprise, elle s’attendait à tout sauf à vous, elle sourit, mais il y a peut-être du potentiel
  3. Au premier regard, une vraie surprise, elle s’attendait à tout sauf à vous, elle sourit par politesse
  • Vous lui faites un compliment
  1. Elle est surprise mais elle apprécie
  2. Elle est surprise, décontenancée, à se demander si oui ou non vous lui plaisez vraiment, mais polie
  3. Elle est surprise, tout à fait dégoûtée, mais très très polie
  • Vous vous déclarez
  1. Elle est surprise et elle est heureuse
  2. Elle est tout à fait surprise et paniquée, elle sourit par réflexe
  3. Elle est surprise et horrifiée mais ne sait comment exprimer le gros « NON » qui lui traverse l’esprit, par peur de blesser

La plupart des gens n’étant ni des obsessionnels du maintien, de la correction et de la politesse, la plupart des gens n’étant pas des timides invétérés, il y a de grandes chances pour qu’un écarquillement des yeux suivi d’un sourire signifie que vous êtes bien parti pour toucher la jeune femme.

Un Indice pour ce qui est des Looseuses Réussies les plus civilisées, c’est la coloration des joues qui est bien plus révélatrice. Dans un cadre de séduction, plus elle est pâle, c’est que vous l’embarrassez très sérieusement ; plus elle est rouge, c’est que l’émotion la submerge.

Jessica Galzin-Spalke

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Vous avez aimé. Vous avez très réellement et très sincèrement aimé. Au moins une fois dans votre vie. Et tout allait très bien –côté sentiments, pas forcément côté pratique- jusqu’à ce qu’un « petit incident » n’interrompe le parcours à deux. Vous n’avez pas cessé d’aimer et votre cœur a explosé. Vous avez beau vouloir être heureuse pour votre ex, parce qu’il part pour être heureux, vous avez un mal de chien à la pensée qu’il n’est pas heureux avec vous. Mais vous ne direz rien. Parce que l’amour, c’est vouloir ce qu’il y a de mieux pour l’autre. Avec ou sans vous.

Vous vous êtes raccrochée aux branches, vous avez attrapé toutes les planches pour rester à la surface. Après tout, vous n’êtes pas la seule, la situation est connue. D’autres ont aimé avant. D’autres ont cessé d’aimer avant. Cependant, à tout vouloir relativiser, la banalité de votre malheur vous blesse plus profondément encore.

Parce que vous avez tout offert. Votre corps, votre cœur, vos pensées, votre temps, vos attentions, vos sourires et même vos larmes. Vous avez tout offert, tout a été pris, et soudain, tout s’est arrêté. Comme bien souvent, comme « les histoires d’amour finissent mal en général ».

Ou plutôt, tout a commencé : votre souffrance devant votre cœur en charpie. Elle a été telle que vous vous êtes bien juré que non, vous ne regrettiez rien ; que oui, vous étiez heureuse pour lui ; que non, jamais plus, jamais plus, jamais plus, vous ne souffrirez ; que oui, sans amour, c’est bien mieux.

Définition du dictionnaire sicalien

  • Real Love Phobia (RLP) : symptôme ressenti par un individu –dans le cas présent, de sexe féminin – caractérisé par une réaction d’angoisse irraisonnée devant un Maux Nouveau pour lequel le cœur de la jeune femme souffrant de RLP se remettrait à battre de manière particulière. La répulsion face aux sentiments sincères est automatique et systématique, après que la Femme a connu une rupture ou une relation l’ayant particulièrement douloureusement blessée. L’individu concerné peut être à l’origine de la rupture mais celle-ci a été décidée dans un intérêt raisonnable.

La peur que vous rencontrez désormais est instinctive. Vous avez eu l’impression de mourir des suites de l’explosion de votre cœur. Vous n’avez plus eu goût à rien. Vous n’avez plus eu la force de rien. Pas même parfois la force de pleurer.

Dans le processus du deuil, vous savez qu’il est important de voir le corps et d’assister à l’enterrement, pour dire adieu. Dans le cas d’une rupture telle que la vôtre, généralement, votre choix est de faire disparaître toute trace. Il n’y a ni corps, ni souvenirs, et beaucoup de non-dits. Parce que c’était beaucoup trop douloureux. Le deuil en est donc bien plus long.

Vous écrire que vous vous en remettrez ? Vous écrire que le prochain est le bon ? Vous écrire qu’ « avec le temps, va, tout s’en va » ? L’Auteur n’en sait rien.

Elle ne peut que vous soutenir en vous aidant à reconnaître les symptômes RLP afin que si un jour, votre cœur se remet à battre, que si un jour, celui qui fait rebattre votre cœur se montre ferme devant vous, que si un jour, vous avez envie de répondre « je t’aime aussi » à un « je t’aime », vous puissiez prendre conscience de votre comportement.

Vous avez beau être la même personne, vous ne vous reconnaîtrez pas parfois. Vous êtes désormais phobique et vous ne maîtriserez pas vos réactions.

  • Vous êtes d’habitude courageuse et franche ? Vous fuyez à toutes jambes
  • Vous entendez « je t’aime » ? Vous vous glacez intérieurement et extérieurement
  • Vous le trouvez trop investi ? Vous le quittez et vous rentrez vous cacher sous votre couette en larmes, en espérant qu’il vous rappelle
  • Vous devez être présentée à ses amis ? Vous refusez
  • Vous devez laisser des affaires chez lui ? Dans la semaine, vous trouvez le premier prétexte pour tout prendre sous les bras et rentrez chez vous, toujours en larmes et en espérant qu’il vous rappelle
  • Vous avez une conversation vous demandant émotionnellement d’être honnête ? Vous fuyez de nouveau à toutes jambes
  • Vous pourriez être aimable car tout est parfait ? Il faut que vous gâchiez la soirée, par une petite phrase, par une bonne crise de panique devant le bonheur

 

Et vous n’allez pas y aller avec le dos de la cuiller pour tenter de dégoûter l’Homme. Vous irez jusqu’à lui dire que vous couchez avec d’autres, juste pour qu’il comprenne « alors ? Toujours envie d’être avec moi ? Non, hein ? »

L’Homme vous invite à dîner, vous refusez. L’Homme vous offre son cœur, vous refusez. L’Homme vous propose plus, vous refusez. Et en même temps, chaque fois que vous aurez eu le temps de prendre du recul, lorsqu’il vous rappelle, votre cœur bondit et vous sautez sur l’occasion de le revoir, même si devant lui, vous jouerez les blasées ou les « oui enfin ce n’est pas parce qu’on se voit qu’on peut parler d’amour ».

Dès lors, par ce comportement, vous faites souffrir une personne. Vos refus sont autant d’épreuves pour lui à surmonter. Et s’il rappelle après un énième refus, vous pensez « il m’aime ! Il m’aime VRAIMENT ». Vous vous rassurez au fur et à mesure… Mais vous devez aussi admettre l’idée qu’à force d’avoir fait souffrir une personne, elle peut aussi abandonner. Vous lui en voudrez alors, parce que vous étiez en paix et qu’à cause de lui, vous êtes de nouveau menacée… Néanmoins, vous ne pouvez en vouloir décemment à une personne de ne pas vouloir souffrir. C’est ce que vous faites !

Vous luttez contre deux volontés : celle d’aimer et être aimée et celle de rejeter tout risque potentiel de souffrir sentimentalement. Cela vous excuse-t-il de faire du mal ? Non, quelque soit la raison, rien ne justifie de faire souffrir une personne. Et  « petit » oui, à condition que vous reconnaissiez vos torts au fur et à mesure et que vous acceptiez de travailler pour ne plus les reproduire.

 

Chers Sicaliens –même si la Real Love Phobia n’est pas une atteinte uniquement féminine- vous allez en baver, si vous tombez fou d’amour pour une Real Love Phobique.

  • Comprenez bien dès le départ certains éléments, notamment que la jeune femme n’est pas un défi. Si vous savez que vos sentiments risquent fort d’être momentanés, agissez en gentleman et retirez-vous du jeu.
  • Si vous l’aimez aussi profondément que vous le pensez, protégez-vous aussi en prenant le plus de recul possible. Oui, elle vient de vous balancer qu’elle ne vous aime pas et qu’elle n’envisage pas autre chose qu’un plan sexe… ? Vérifiez. Ne l’appelez pas pendant quelques jours, profitez-en pour vous organiser des soirées de votre côté. Quand vous la recontactez, proposez-lui des sorties, rapprochées dans le temps, sans sexe. Dès la première sortie, dites-lui que vous ne serez jamais seulement un amant pour elle, qu’elle a intérêt à bien le comprendre. Embrassez-la, frôlez-la, pour lui montrer que vous la désirez et que vous souhaitez un contact physique avec elle, mais pas de sexe. Vous pouvez dormir avec elle, mais contrôlez-vous, pour que votre cœur puisse obtenir des réponses. Si elle s’ennuie, vous saurez que vous n’avez pas de temps à perdre. Si elle craque en vous hurlant dessus au bout de deux semaines qu’elle est une femme, vous saurez déjà qu’elle n’est pas seulement après votre corps sinon, au quatrième rendez-vous, elle vous aurait posé un lapin. Sinon, elle n’accepterait pas de perdre autant de temps à vous voir.
  • Dissociez-vous. La jeune femme ne cherche pas à vous blesser, vous, précisément, mais les sentiments en général. Quand elle se montre blessante, surtout si elle vous aime, c’est à elle qu’elle fait le plus de mal. Dites-lui sincèrement et calmement le mal qu’elle vous fait. Ce n’est pas parce que sa réaction est instinctive que vous ne pouvez pas lui faire prendre conscience que vous aussi vous avez un cœur. La seule considération à avoir, c’est de ne pas l’accuser violemment – sauf si la franchise douce n’a pas fonctionné. Vous ne voulez pas qu’elle culpabilise, vous voulez qu’elle comprenne.
  • Accordez-lui le temps. Ca prendra peut-être un mois, deux mois, six mois, neuf mois, un an. Vous pouvez vous montrer confiant sur une chose : elle a eu tellement mal auparavant que jamais elle n’accepterait de rester et de s’investir avec un homme qu’elle n’aime pas sincèrement.
  • En échange, la Real Love Phobique a aussi des gestes à faire. Au bout de trois mois, un « je t’aime ». Si elle le refuse, « quittez-la ». Dites-lui bien que vous l’aimez et qu’elle doit faire un choix, car vous aussi, vous avez besoin d’amour. Laissez-la vous recontacter. C’est à elle de faire le premier pas, ce sera son geste pour vous. Un geste pour vous rassurer. Vous en avez besoin, une relation, ça se construit à deux. Puis quelques affaires… chez elle, chez vous. Puis les jeux de clefs échangés… Prenez votre temps pour chaque étape : annoncez-lui « j’aimerais ci » et laissez un peu de temps avant d’en reparler plus concrètement, « je pense qu’il est temps ».
  • Apprenez à « plaisanter » de ses réactions. Il ne s’agit pas de se moquer d’une peur irraisonnée qui la blesse, ça la blesserait davantage. Juste lui montrer qu’elle réagit de manière disproportionnée, que votre affection est cependant plus forte. « Et bien, si un jour on me demande comment j’ai fait pour te conquérir ! Personne ne me croirait ! Tu te souviens de la fois où… »
  • Ne merdez pas. Oui, elle vous a dit « ci » ou « ça »… Si vous l’aimez vraiment et si vous avez véritablement envie de vivre une relation avec elle, pensez plutôt à aller vous saouler entre potes, et à rentrer seul ivre mort chez vous. Car, malheureusement, comme vous savez au plus profond qu’elle ne panique pas pour vous faire du mal mais pour se protéger, vous risquez de vous en vouloir et de ne pas être capable de vous pardonner.

 

Chères RLP, faire souffrir votre nouveau partenaire est une abomination. Vous avez le droit de prendre votre temps, le droit d’obtenir du temps, là n’est pas la question. Mais si effectivement dans le trimestre qui suit votre rencontre, vous n’êtes pas capable d’honnêteté sentimentale face à lui, vous devez admettre que non seulement vous n’êtes pas prête mais qu’il n’est pas le bon.

Dans l’année qui suit votre rencontre, si vous êtes toujours paniquée, si vous ne savez faire confiance à votre partenaire, alors c’est à vous de le quitter. Car il a le droit à une relation digne de ce nom. Il a le droit d’être aimé. Il a le droit de ne pas souffrir. Comme vous.

Si le quitter semble alors insupportable ou insurmontable, il est temps que vous vous bougiez ! Il vous a attendue, à vous de le rattraper !

 

Jessica Galzin-Spalke

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Certains Maux ont de grandes phrases pour les Femmes telles que « tu ne peux pas comprendre, je le fais pour notre avenir », « on construit notre avenir », « partons en Thaïlande, on construit des chambres, on les loue et on vivra très bien ». Ces phrases déterminent un EHTNS.

Longtemps, vous avez cru Descartes et son « cogito, sum »… qui ne fonctionne effectivement que pour une partie de la population– uniquement celle dotée de plus de trois neurones. Cependant, pour une partie de l’Humanité Virile, l’existence passe forcément par l’érection d’un avenir : « erecto, sum » [1], ou « ai construit pour moi/pour nous, donc je suis ».

L’Homme n’est pas seulement un Sapiens dans l’imaginaire sociétal, il est un héritage condensé, un EHTNS donc : un Erectus Habilis à Tendances Neanderthaliennes auquel s’est agrégé le Sapiens.

Définition du dictionnaire sicalien

  • Erectus Habilis à Tendances Neanderthaliennes Sapiens ou EHTNS : un homme qui se tient debout (Erectus), qui veut ou peut construire (Habilis), avec un bon fond de « je suis l’Homme, le vrai, notre futur sera rose parce que je l’aurai peint moi-même, non ! Femme ! Reste assise et regarde-moi faire » (Tendances Neanderthaliennes) et parfaitement intégré à notre société (Sapiens).
  • Tendances Neanderthaliennes : Analogie sicalienne : l’Homme Néanderthal a des caractéristiques physiques moins élancées que Cromagnon, et plus proches d’une masculinité exacerbée. Plus petit, plus costaud, plus râblé, il correspond bien à l’image qu’on veut avoir du macho : il fait, lui tout seul.

Car, à prendre en considération, la grande ligne directrice de tous ces projets d’avenir doré inclut tout aussi forcément dans la bouche de l’EHTNS la notion de « sacrifice ».

Définition du dictionnaire sicalien

  • Sacrifice : votre Maux très personnel passe sa vie au travail, ou à travailler. Ou pas, mais il criera que si. Bref, il n’a pas dix minutes à perdre à vous entendre lui expliquer que vous aimeriez passer du temps –dans le présent- avec lui, alors qu’il se casse le tronc à faire en sorte que vous n’ayez pas à bouger vos orteils passés vos 70 balais – dans le futur. Cette notion, du point de vue masculin, sous-entend que vous devez être très reconnaissante d’être célibataire en couple sans bénéficier ni des avantages du couple –câlins, sexe, sorties- ni des avantages du célibat – câlins, sexe, sorties, et qu’ils ont besoin de temps à eux pour eux. Très curieusement, le sacrifice pour un avenir à deux -dont vous faites partie- est bien souvent vous. Le pire étant que l’Homme vous en veut de ne pas comprendre que lui aussi se sacrifie puisque vous lui manquez… Mais il résiste car, dans 50 ans, il vous aura toute à lui, il pourra vous voir tout le temps. Fripée certes, mais à lui ! Hmmm… Fantasme, quand tu nous tiens !

Eriger, après tout, c’est très bien… Mais pourquoi l’Homme néglige-t-il d’entretenir ? Parce qu’il oublie tout pour se focaliser uniquement sur le résultat espéré.

Petits soucis évidents nés du pragmatisme féminin

  • Rien ne vous dit que dans 10, 20, 30, 40 ou 50 ans, vous serez toujours ensemble… Qui dit que Monsieur Maux ne va pas tomber sur une autre à force de ne pas vous regarder ?
  • Comment compter sur une personne à l’avenir quand elle est incapable de tenir le quotidien ?
  • La Femme travaille elle aussi ses 8 heures par jour… (ou 7… ou plus)… s’occupe de la maison voire des enfants… des courses etc… et néanmoins trouve toujours du temps à partager.

Le mythe sociétal de la Virilité inculque donc à l’individu de sexe masculin qu’il est, à l’image de ses attributs sexuels, un bâtisseur. Il se doit d’ériger un avenir rose ou une maison solidement. Or, toute érection répond à certaines lois…

Petite digression pratique pour la plus naturelle des érections

  • Bonne alimentation diversifiée
  • Activité sportive régulière
  • Gérer son stress, prendre du bon temps, se détendre
  • Bien dormir
  • Prise sporadique ou absence d’alcool, drogues et autres substances

Ainsi, si même la plus naturelle obéit à une loi, à un rythme de vie, l’érection d’une maison a aussi les siennes. Demandez à un architecte, à un maçon ou à un couvreur… Sol initial, infiltration, tassement, mauvais temps… Mais passons sur l’aspect pratique de l’établissement de l’Avenir. Et revenons à nos Bâtisseurs en herbe qui sont aussi des « hommes d’affaire ».

Une fois construit ou une fois acheté, l’Avenir s’entretient. Le bien nécessite un entretien régulier, que ce soit une simple remise aux normes électriques ou une plomberie obsolète, des murs à rafraîchir, des joints à changer… Tous les propriétaires vous le diront : un bien qui n’est pas entretenu finit à plus ou moins long terme en ruines.

A présent, chers Maux EHTNS, emplis de projets, transposez. Votre couple est aussi un bien en construction ou une villa déjà décorée… Et il est aussi à entretenir.

Selon la taille, la qualité des matériaux, il est plus ou moins ruineux… Et indubitablement chronophage. Comme l’investissement nécessaire à un couple solide. Comme l’investissement dans un capital santé pour que tout Homme puisse avoir une érection jusqu’à un âgé avancé.

La sensation de délaissement est la mérule du couple. Or ce fameux champignon, tendrement surnommé la « lèpre des maisons », peut entraîner, après propagation complète et une absence d’attention(s), donc un mauvais entretien par défaut, la destruction d’un bâtiment.

Bien dommage, n’est-ce pas ? Surtout lorsqu’on prend en considération que pour la majorité de ces fameux projets d’avenir, les Maux ne dissocient pas leur partenaire du succès de leur projet. Ainsi, si la Femme abandonne, souvent l’Homme abandonne aussi car « à quoi bon tous ces efforts si elle n’est plus là ? ». Ou l’EHTNS réalise le rêve et se sent d’autant plus seul, qu’amer, il rage de ce succès qu’il ne rêvait que de partager avec l’être aimé…

Alors, chers Sicaliens, rentrer un peu plus tôt pour s’asseoir et écouter et répondre, participer à la préparation d’un repas et en profiter pour plaisanter, ramener un petit bouquet parce que « après tout, c’est les fondations pour notre avenir tout rose à deux »…  Est-ce vraiment une perte de temps inacceptable? Est-ce vraiment… Si inutile ?

Jessica Galzin-Spalke

[1] : chers Sicaliens, chères Sicaliennes latinistes… Oui, c’est une supercherie…  « je construis donc je suis » serait correctement traduit par « aedifico, sum ».

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