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Archive for octobre 2012

Ah ! Que cette phrase est répétée, répétée, répétée… jusqu’en devenir imbuvable. Vous l’entendez souvent évidemment :

  • L’une tombe faussement amoureuse d’un homme qui
    -ne lui plait pas vraiment
    -ne peut donc la faire souffrir
    -ne lui sert qu’à oublier l’Amour précédent qui l’a quittée
    -n’est rien mais elle se donne l’illusion qu’il est tout
  • L’une est amoureuse en couple qui
    -se complait dans les disputes
    -ne trouve pas l’appart de leurs rêves
    -se quitte tous les ans
    -se remet ensemble dans le trimestre qui suit
  • L’un tombe amoureux d’une femme mariée qui
    -quitte son mari pour son amant,
    -décide trois semaines plus tard d’abandonner son amant pour son mari,
    -revient à son amant trois mois plus tard
    -et retourne à son mari au sixième mois.
  • L’autre tombe amoureux d’une femme engagée qui
    -s’ennuie,
    -l’encourage d’un baiser,
    -le décourage d’une parole
    -joue mais ne trahit définitivement.

Pourtant, non.  L’amour, c’est pas compliqué. L’Auteur a tendance à croire que tout est simple en amour. Justement, c’en est même si simple que les gens aiment à se compliquer la vie avec.

C’est comme devant un complexe problème de mathématiques. Vous en avez vu d’aussi perfide durant votre scolarité, chacun a expérimenté cet abominable doute.

Beaucoup de calculs, quelques formules qu’on avait oubliées…mais qu’on redémontre tout ça pour arriver après trois pages de calculs à un « minable » : « 9-4 = 5 »

Et là, devant tout ce travail pour un 5, tout ce que l’élève pense est « mince, j’ai dû me gourer quelque part, ce prof est trop sadique pour que le résultat soit si simple ». Oui, se convainc-t-il. Il reprend tout du départ et va, heureux et de son plein gré, jusqu’à créer une erreur pour arriver à obtenir un résultat de l’ordre de 78,8/523. Il le contemple avec satisfaction.

Parce que c’est un résultat complexe, à la hauteur de ses espérances.

De manière tout aussi générale, les gens oublient qu’aimer, c’est simple, c’est facile. Ça s’insinue par surprise, ça s’invite sans prévenir et ça s’installe sans demander notre avis. Souvent, vous vous rendrez compte que vous aimiez une personne bien avant d’avoir conscience de la notion d’amour entre vous, avant de remarquer que son sourire a une importance capitale dans votre quotidien, que son regard vous rosit immanquablement, que sa parole vous galvanise.

L’amour, ce n’est donc point compliqué. Ça vient, ça part. Et c’est une chose que peu admettent. L’amour doit être éternel, doit remplir des critères définis par l’imagination des plus grands auteurs et romanciers des siècles précédents ou des scénaristes actuels. Oui, certainement, quelque part, quelque fois, il est des couples qui se sont aimés jusqu’à la mort… Mais c’est rare, c’est simplement l’exception qui confirme la règle.

Si l’être humain prenait plus en considération que l’amour peut ne pas être éternel, il en prendrait non seulement plus soin mais il admettrait aussi que le sentiment d’aimer, d’amour renaît autant de fois que nécessaire avec toujours autant de pureté.

Si une femme rencontre un homme ou une femme déjà engagé(e) et qu’elle en tombe amoureuse, et que cette personne la fait souffrir, à ne pas réussir entre autre à se désengager, cette femme n’a plus qu’à accepter la souffrance de l’amour qui ne dure, en faire son deuil et patienter : elle pourra aimer de nouveau, plus tard. Lorsqu’elle sera prête.

La raison pour laquelle les gens compliquent tout ?

A la limite, oui, il n’y en a qu’une : la peur.

-peur de souffrir, quand on a terriblement souffert par amour
-peur qu’une histoire d’amour sans rebondissement, ce ne soit pas une vraie histoire d’amour
-peur de ne pas être à la hauteur de l’être aimé
-peur de ne pas être à la hauteur de l’amour chanté, l’amour encensé
-peur de ne pas être assez aimé si l’autre ne vainc pas son Dragon par semaine
-peur que l’autre voit leurs failles qui les décilleraient
-peur d’être seul(e) et donc trouver un amour dans la précipitation pour combler le manque
-peur de ne pas correspondre à ce que les films, dessins animés, romans, bio etc nous enseignent depuis le berceau
-etc…

Parce que bon, deux personnes qui s’aiment, sans malheur, sans gloire donc, sans plus autre grand bonheur que la satisfaction d’un quotidien plaisant, c’est chiant. Et personne n’aime être chiant. C’est la confusion des genres, entre l’amour et la passion.

Jour 0

« Alors, comment ça se passe entre vous ? »
« Ben bien. »
« Ah. Cool. C’est tout ? »

Mois 13
« Alors, comment ça se passe entre vous ? »
« Ben bien. »
« Ah. Cool. C’est tout ? Pas une bisbille ? Dis-moi ! »

An 40
« Alors, comment ça se passe entre vous ? »
« Ben bien. »
« Ah. C’est chiant, non ? »

Alors, les gens complexifient leur situation –autrement que d’un point de vue logistique comme « c’est le boulot de ma vie, à l’autre bout du monde et toi ta vie est ici »- afin de correspondre à l’image de l’amour, l’amour souffrance, l’amour sacrifice, l’amour qui survit malgré tout, l’amour qui triomphe un point c’est tout.

Ce n’est cependant qu’une facette de l’amour. Il en est une autre infiniment plus précieuse : celle simple, souriante, douce. La confiance règne et le bonheur de l’autre est en tête des deux. Cet amour ne signifie pas l’éradication de la dispute ou de la divergence d’opinion mais du drame.

Certes, vous ne pourrez jamais décider de qui vous tombez amoureux. Néanmoins, vous pourrez choisir  qui vous ne pouvez plus aimer. Ça fait mal, c’est sûr, mais, tout de suite, l’amour, c’est bien moins compliqué. C’est de trouver le bon partenaire qui l’est.

Jessica Galzin-Spalke

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« Ah !? Parce qu’il va falloir que j’en vienne aux mains ?!? »

L’Auteur revient une nouvelle fois sur le sujet éternel de l’incompréhension générale des signaux ou de l’absence de signaux entre Hommes et Femmes. Et autant écrire que parfois, quand vous entendez certaines choses, vous vous rendez compte avec effarement du fossé entre les cerveaux masculins et féminins.

La plupart des Hommes sont encore à l’ère des Cavernes et la plupart des Femmes à l’ère Moderne en termes de séduction. C’est-à-dire que l’Homme des Cavernes exprime son désir par divers procédés relativement non civilisés tandis que la Femme Moderne attend un Prince Charmant Viril en faisant briller l’argenterie même si la porte du donjon est ouverte et le Dragon endormi.

  • L’Origine du Mal : le Voyage Temporel. Le monde entier l’ignore mais un crétin au XXXIème siècle a créé la Machine à voyager dans le temps et a transféré des millions de populations au petit bonheur la chance à quelques siècles ou quelques millénaires plus tard ou plus tôt histoire de voir si ça pouvait sauver l’espèce humaine. Vous l’ignorez mais au XXXIème siècle, l’Humanité tombe. Vous comprenez mieux la raison pour laquelle un Néandertalien et une femina Sapiens ont du mal à communiquer.

 

Ainsi, vous êtes allée danser avec des amis ce week-end. Et quand vous dansez, vous dansez. Vous ne ménagez pas votre peine, normal, avec tout ce que vous avez dans le sang d’alcool à évacuer ! Vous restez néanmoins sagement avec vos amis, formant un petit cercle.

Soudain… Tatatataaaaaaaa. L’Homme des Cavernes entre en piste. Vous ne le connaissez pas, il ne vous a pas adressé la parole, mais voilà qu’il vous colle. Et pas de manière… subtile. Non, allons-y, son pubis contre votre postérieur. Et la danse est un vulgaire prétexte, vu le peu de rythme qu’il y met.

Vous n’aimez pas être collé par un inconnu libidineux. Vous arrêtez de bouger, vous lui lancez le regard « comment osez-vous mufle ! » et vous vous écartez donc. Il revient, vous itérez l’opération, en ajoutant l’option « je souffle d’exaspération après t’avoir foudroyé du regard ».

Comme il insiste, vous changez de place avec vos amis. L’olibrius vous poursuit. Voilà qu’il souffle sur votre nuque. Vous vous déplacez à nouveau, vos amis ont compris que vous cherchiez à échapper au Chasseur. Voilà qu’une main passe sur votre nuque. Vous ouvrez grands vos yeux et vous envoyez à votre cercle le signal « ok, là, je ne laisse plus rien passer ».

Et alors que vous vous préparez mentalement à détruire l’Agresseur à la prochaine tentative de rapprochement, vous surprenez la conversation dans votre dos.

« Je crois qu’elle n’a pas envie…
-Mais si ! Continue ! (Vous comprenez alors que la première voix appartient à votre Homme des Cavernes/olibrius/Chasseur/Agresseur et la seconde à un de ses amis… pas très futé.)
-Tu crois ?
-Oui ! »

Et là, arrive la phrase-titre :

  • «  Tant qu’elle ne t’a pas frappé, tout va bien. »

A cette phrase, votre sang ne fait qu’un tour : vous vous retournez et demandez ahurie :

  • « Ah ? Parce qu’il va falloir que j’en vienne aux mains !?! »

L’Homme des Cavernes, aussi surpris que vous, répond  immédiatement non. Et vous  laisse en paix pour le reste de la soirée. Vous avez réglé la situation sans lever le petit doigt mais vous n’en étiez qu’à deux doigts !

Vous vous rendez compte à quel point certains Hommes sont primaires dans leur raisonnement :

  • «  Moi vouloir toi. Si toi pas vouloir frappe de toutes tes forces ».

Deux messages :

  • Chers Sicaliens, dans la mesure du possible, présentez-vous et invitez la personne à danser avec vous. Si une femme s’écarte quand vous vous approchez, c’est qu’elle ne veut pas que vous vous approchiez. Ou alors si elle accepte de danser avec vous peut-être plus tard, avec le temps… va…
  • Chères Sicaliennes, finalement, le Sica’s Blog, qui est pourtant pacifique, vous encourage à donner de la droite pour vous débarrasser des importuns, puisqu’ils ne semblent pas comprendre la langue française ni même le langage corporel de la fuite évidente. 

Jessica Galzin-Spalke

 

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Enfin un(e) internaute inconnu(e) (I.I) qui arrive avec une question qui relève le blog ! Oui, I.I aurait pu écrire « pourquoi un suçon ? » et tout aurait été bien différent. L’Auteur aurait alors pensé « oui, pourquoi un suçon ? » et se serait arrêtée là. Mais le mot « intérêt » pousse à la curiosité, à la réflexion…

Même si le premier réflexe de votre Adorable Auteur est évidemment de répondre en « mauvaise cliente » à ce fameux « y-a-t-il un intérêt à un suçon ? » un simple et très direct « non ».

La raison ?

  • Les suçons, c’est comme les poux, dès qu’on en a un, on se bat pour qu’il disparaisse.

Mais ça reste alors l’ATTP, l’Avis très très personnel. Ensuite, avec un minimum de jugeote, on se penche un peu plus sur la question et « oui, pour certaines personnes, sans nul doute, le suçon a un intérêt… »

Et son intérêt, c’est la propriété. Le marquage de territoire. Une personne vous aspire et crée un suçon pour dire :

  • « c’est moi qui l’ai fait, sur ton corps, ta peau, histoire de bien imprimer à coups de ruptures de petits vaisseaux que c’est avec moi que tu couches/joues car tu m’appartiens ».

Dès alors, vous comprenez mieux que l’Auteur déteste les suçons. Non pas que le Sica’s Blog puisse se considérer comme féministe… l’Auteur suppose qu’un certain nombre de pro-femmes seraient en désaccord avec sa vision parfois trop « poussivement efféminée » (dépensière invétérée, cruche finie, looseuse… ) Il est cependant indéniable que ce Blog veut se concentrer sur la Paix des Femmes dans leur vie quotidienne, en amour, au boulot, en famille et quelque part leur faire parvenir « soyez heureuse, vous êtes qui vous êtes, c’est parfait ainsi ET CESSEZ DE VOUS FAIRE RABAISSER ».

Or, à moins qu’une femme/un homme ailleurs que dans le strict cadre d’un rapport sexuel, d’un lit (ou d’un endroit précis, même à l’extérieur, où vous vous êtes employé à « faire de l’exercice à deux ») ait envie d’un rappel « c’est son suçon, sur mon corps, hmm », le suçon est moins érotique quand il est ramené à son utilité première… il dénote surtout d’un désir de possession et d’un manque de confiance. La plus belle preuve d’amour étant pourtant la confiance absolue en l’autre.

  • Si votre fantasme est d’appartenir à une personne… De montrer physiquement cette « appartenance »… Bingo ! le suçon est pour vous ! C’est quand même bien moins douloureux et moins éternel que le nom de l’Amour de Votre Vie tatoué sur le sein. Ou moins coûteux qu’une bague de fiançailles ou une alliance, surtout au cours actuel de l’or ! Il faut l’avouer tout de même…
  • Si l’idée même de vous sentir un objet ou une parcelle de terre vous apparaît dégradante, si l’idée qu’un Homme ou une Femme que vous aimez puisse éprouver le besoin de vous marquer au fer rouge, alors que vous vivez toute relation sur cooptation émotionnelle, est simplement insupportable, ce n’est pas seulement le suçon que vous aurez à refuser après conversation avec votre partenaire.

Bref, le suçon a un intérêt psychologique, plus que physiologique, pour certaines personnes. A vous de voir si vous avez besoin ou envie d’un marqueur physique…

 

Jessica Galzin-Spalke

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La Réconciliation sur l’Oreiller est un vase magnifique rempli d’inepties plus imbéciles les unes que les autres… ou plus inquiétantes que les autres pour un couple mais que les magazines féminins mettent régulièrement en avant comme « manière subtile de régler les petits conflits » tout en précisant néanmoins « qu’il ne saurait en être question pour les gros conflits ».

  • Première illusion : vous savez différencier des « petits » conflits des « gros » conflits ?

Parce que pour un/une maniaque de l’hygiène, ne pas passer l’éponge sur la table après le petit déjeuner est un gros conflit. Tandis que pour d’autres personnes, le fait que son/sa conjoint/e ait un/une amant/e, est un petit conflit du moment qu’elles restent la personne préférée… Combien de couples se cassent la figure uniquement sur des « petits » soucis du quotidien et combien résistent sur de « grosses » trahisons ?

  • Deuxième illusion : s’envoyer en l’air résout un conflit ?

Il est donc temps de s’envoyer un peu plus en l’air à l’ONU, en Syrie, en Chine, au Mali etc… Non mais c’est vrai, à ces idiots frustrés, envoyons-leur des sexologues et des sextoys. Non, si vous croyez encore que coucher avec son partenaire fait passer la serpillère ou descend les poubelles ou arrête de draguer tout ce qui bouge, il serait peut-être temps de décrocher de Disney… Ouh ouh ! Bienvenue dans le monde réel !

  • Troisième illusion : le sexe est meilleur après une dispute ?

Ouah. Dans ce cas là, il est réellement temps de vous inquiéter de votre libido… Si vous tapez dessus, à coups de mots ou de vaisselle cassée, est le seul moyen pour que votre vie sexuelle s’envole, c’est que vous devriez sérieusement vous inquiéter. Le sexe « parait » meilleur car vous êtes dans un état de tension épouvantable… Oui, coucher avec son partenaire détend, surtout après avoir eu les nerfs en pelote ! Et il était grand temps qu’enfin vous goûtiez à un des avantages d’être à deux ! Vous ne pourrez jamais ne pas vous disputer avec une personne, certes, mais de là à se disputer pour avoir une sexualité « meilleure »…

  • Quatrième illusion : l’Homme se fait pardonner, la Femme obtient ce qu’elle veut ?

Vive la communication. « Faites-le parler, admettre ses torts… sinon, arrêtez tout »Vive le sexe.  Vive les femmes, viles séductrices. Vive les hommes, pâles créatures de chair. Vous imaginez donc  « Aaaah ! Admet donc que tu n’aurais jamais dû dire de mon père que c’est un abruti. Admet-le. Ou j’arrête la fellation ! » Attention, l’Auteur n’écrit pas que ces petits jeux sexuels ne peuvent être divertissants… Mais ne seraient-ils pas plus sympathiques s’ils ne cachent pas de réels enjeux ? Quand le sujet, factice et fictif, ne risque pas de vous rester en travers de la gorge, une fois que tout est avalé. Parce que si vous pensez que votre Homme estime plus votre père parce que votre fellation est excellente…

Le sexe, s’envoyer en l’air, c’est bon. Un point c’est tout. Avant, après, pendant une dispute, c’est bon de toute façon, surtout quand vous en avez envie. Et sans dispute ? Franchement, c’est tout aussi bien. Si vous voulez la même sensation qu’après une dispute, il suffit de vous sentir extrêmement stressé(e)… et de regarder votre partenaire avec désir.

Donc apprenez à avoir autant de sensations, de plaisirs, d’envies, d’appétit au quotidien, faites-le :

-au sortir d’une réunion,
-après avoir couché les monstres qui vous ont gâvé,
-après être restés dans les bouchons quatre heures,
-après la réunion de copropriétaires,
-après la visite dominicale, directement, avant même d’avoir prononcé les mots fatidiques « qu’est-ce que ta famille m’emm—de ! »
-etc…

ET arrêtez, bon sang, d’élever un autel à la Réconciliation sur l’Oreiller !

Jessica Galzin-Spackle

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