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Archive for juin 2012

Un matin, vous vous êtes précipitée sur une des personnes avec laquelle vous vous entendez le mieux. En vacances, à la fac, au bureau… bref dans n’importe quelle situation. Reprenons… Donc vous vous êtes précipitée, le majeur, enroulé dans un superbe pansement, en avant.

« Regarde ! Je me suis fait mal ce matin ! »

Votre interlocutrice, Amie Anonyme, allait s’exclamer : « Oh ma pauvre chérie ! Mais que s’est-il passé ?! » Quand une voix B a éteint tout l’élan de la situation :

  • « Et en quoi est-ce intéressant ? »

Ben… Euh… Comment dire ? Justement… Vous vous retrouvez avec Amie Anonyme,  stupides, fixant le doigt « blessé » à chercher laborieusement une raison logique de s’y intéresser. Et rationnellement parlant, vous devez bien admettre que :

« Ben… en rien. »

B vous raconte alors la super soirée qu’elle a passé au bowling. Elle a rencontré des amis de ses amis. Des gens vraiment intéressants, deux avocates et un chiropracteur. Ils ont beaucoup parlé de la vie, de philosophie, d’architecture, et ils ont échangé leurs numéros de téléphone. Et ce matin, ils se sont envoyé un texto pour se refaire un bowling ou un billard, jeudi soir. Vous souriez, vous montrez à B votre enthousiasme.

  • « Et voilà, vous voyez, ça, c’est intéressant. Il faut vraiment que vous fassiez quelque chose de vos vies… Rencontrez des gens et soyez moins superficielles ! »

A deux, vous baissez un peu la tête : merci pour cette leçon. C’est vrai, vous êtes grandes, majeures et vaccinées : il est temps que vous songiez à faire un truc de votre vie plutôt que de transformer des « non-événements » de votre quotidien inintéressant en scoops.

Une fois B envolée, Amie Anonyme se tourne vers vous, désigne votre majeur et vous murmure :

  • « Moi, je trouvais ça intéressant. »

Vous portez la main à la gorge soulagée :

« Tu me rassures, je suis désolée ! Je ne pensais pas que ce serait chiant…
-Non non ! Sa soirée, par contre, j’ai trouvé ça chiant.
-Ah ! Toi aussi ?!
-Et alors, comment tu t’es fait ça ? »

La conversation basée sur le non-événement reprend donc et dure : vingt minutes de pause bien remplies.

Attendez, vous croyez que se blesser au doigt parce que vous êtes partie en retard…

  •  enfin, vous n’étiez de base pas partie en retard mais dans l’ascenseur, vous avez vu votre reflet, et vous vous êtes rendu compte que vous aviez un truc dégueulasse noir sur votre cou, à la base et bien devant, alors que vous veniez juste de sortir de la douche ! Vous avez essayé de gratter pour vous en débarrasser, néanmoins, rien ne partait ! C’est alors que vous avez réalisé qu’il s’agissait d’un suçon ! Oh mon dieu !
  • Ah oui, avez-vous précisé à Amie Anonyme, vous aviez oublié de lui dire que vous étiez finalement sortie la veille dans un bar un peu paumé, que vous fréquentez régulièrement et que vous avez fini la soirée avec un Guitariste de 38 ans… (ndla : Faut bien changer un peu d’instrument parfois…)
  • Et donc bref, quand vous vous êtes rendu compte de l’existence de ce suçon, il a bien fallu que vous remontiez dans votre appartement pour vous mettre une tonne de fond de teint et trouver un foulard qui correspondait à votre tenue du jour pour le planquer !
  • D’où le fait que vous êtes finalement partie en retard. Et comme vous étiez en retard, vous avez couru. Et vous avez aperçu votre bus à cent mètres devant vous. Vous avez alors piqué un sacré sprint et êtes arrivée devant au moment où les portes se refermaient : c’est ainsi que vous vous êtes coincée le doigt.

« Ah la vache ! Ca doit faire trop mal !
-Trop ! Mais il est chouette le pansement, tu trouves pas ?
-Ah si, carrément ! Tu les as achetés où ?
-Tu vas pas le croire : tu vois la boutique de souvenirs près du kiosque à journaux ?»

…ça se raconte en trente secondes ?

Alors, chacun son suçon et l’intérêt sera bien gardé !

Jessica Galzin-Spalke

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Si si. Vous ne rêvez pas, la question se pose pour certaines personnes…

A cette question, l’auteur aurait envie de répondre : « on se dit qu’il est temps d’en acheter ». C’était pour la réponse logique en une petite ligne.

  • Première réponse après réflexion : vous ne pouvez avoir de sextoy chez vous car vous avez peur qu’il soit découvert ou que vous avez peur d’être surpris(e) en y allant ?

Dans ce cas, plutôt que de vous conseiller de faire croire au monde que vous êtes devenu(e) végétarien/végétalien etc…, qui pourrait expliquer à votre entourage la poussée inexpliquée de carottes et autres concombres dans votre frigo,  je vous conseille simplement de faire le tour sur Internet des sites :

beaucoup de sextoys aujourd’hui ne ressemblent pas à des « godemichets » basiques et inesthétiques. En forme de rouge à lèvres, de pinceaux à poudre, de canard rigolo coloré ou non, ou pierre design…

  • Seconde réponse après réflexion : c’était un cas d’urgence, il vous fallait quelque chose à l’instant même ?

Si aucun homme n’était à disposition (pas même un voisin craquant ?), laissez parler votre imagination avec les objets qui vous entourent ! (Merci de ne pas envoyer les détails… préservons nos intimités réciproques)

  • EXCLUSIF: Après consultation des « Sexpérientalistes » du Sica’s Blog (les amies de l’auteur) (des découvertes surprenantes) :

Amie anonyme :

  • l’oreiller
  • « Bon évidemment, ça aide qu’en zone superficielle… »
  • « Et le god, c’est vachement mieux ! « 

Le truc de l’Amie d’Amie Anonyme :

  • l’eau (oui, vous n’en revenez pas, comme l’auteur…)
  • l’eau sortant du pommeau de douche dont vous avez enlevé la tête.

Celle qui ne veut même pas que j’utilise son surnom :

  • ma crème solaire Avène
  • « Attention, on n’enfonce pas du côté du bouchon ! « 

Journaliste de l’Extrême :

  • mes doigts
  • « A moins d’être manchot… »
  • « Mais je ne le suis pas ! « 

 

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  • Pourquoi faut-il forcément préférer dominer sexuellement pour être considérée comme une femme libérée ?

Aujourd’hui, si vous interrogez les femmes, elles vous répondront que oui elles sont sexuellement épanouies, et que si elles le sont, si elles ont des orgasmes c’est grâce à cette position miracle « au dessus au dessus ! ». Tous les tests prodigués nous l’affirment : vous avez obtenu le maximum de points en sélectionnant : « j’utilise des sextoys », « j’applique tous les conseils et jeux sexuels des numéros spécial sex’ », « ma position préférée : au dessus ».

Ainsi, dominer est ce qu’il y a de plus jouissif. Du moins, si nous en croyons tous nos magasines et notre société en général…

Donc, pas de bol ! Vous qui obtenez presque tous les soirs (vous restez un être humain, parfois, vous dormez quelques heures !) un orgasme qui vous laisse pantelante et le cœur battant la chamade, vous avez à peine obtenu la moyenne ! Et encore, plutôt laborieusement : vous avez changé une ou deux réponses sur lesquelles vous aviez hésité (oui le mois dernier il est parti trois jours en déplacements vous avez alors craqué pour des boules de geisha, mais depuis son retour elles reposent en paix) avant de découvrir le résultat sans appel : VOUS êtes nulle au pieu !

Oui, vous n’aimez pas dominer. Enfin, euh…Vous ne détestez pas non plus, avouez ! Mais il faut bien avouer que l’Orgasme, vous l’aimez avec un torse puissant sur votre poitrine ou sur votre dos et le souffle chaud de votre homme sur la joue ou dans le creux de votre cou. Vous aimez entendre que vous l’excitez et lire sur ses traits son plaisir.

Bref, grâce à ce magazine, vous qui avez sélectionné « non, ma position préférée n’est pas l’amazone », vous savez dorénavant que vous êtes archi plan-plan et nulle.

Vous avez d’ailleurs déçu beaucoup de gens. Jusqu’à une certaine date, quand les conversations glissaient vers la sexualité, vous parliez librement. Jusqu’au jour fatidique où…en entendant vos amis vous avez soudain compris qu’ils avaient une image de votre sexualité pour le moins débridée. Pour eux, vous êtes la Femme Fatale par excellence, la Dominatrice dont tout le monde rêve, la femme libérée sexuellement que nous avons établie comme idéal féminin à atteindre !

Vous regardez autour de vous et vous vous dîtes que vous n’avez jamais raconté

  • de mensonges,
  • de telles confidences (il y a une limite mine de…),
  • que la vérité, hein ? Il n’y pas eu de moments où vous avez voulu épater la galerie ?

Il vous faut rétablir votre image.

« Je crois que vous vous faîtes de fausses idées en fait. J’adore ma sexualité mais euh… non, je n’ai pas de tenue en latex rouge. Franchement, pour rentrer dedans !! Bon, la cravache c’est amusant, mais ça vous éclate tous les vaisseaux et c’est une fois par an ! Et franchement, être au  dessus, oui, c’est cool, point ! »

Aïe ! Vous avez fait voler en éclats, en moins de deux minutes, tous les fantasmes de votre auditoire ! Et vous qui étiez la référence, celle qui était un exemple d’épanouissement, perdez votre place : une pantouflarde du sexe nouvellement intronisée.

Bon, finalement, ça a bien tourné parce que vos amis se sont soudain sentis vachement mieux dans leur sexualité propre. « Aaah ! C’est vrai ? Mais pourtant, tu l’as fait un peu partout ! » Oui, enfin, ce n’est pas parce que vous l’avez fait dans divers escaliers, piscine, voiture, champs etc, que vous allez décréter qu’il y a mieux qu’un lit douillet !

Las : Pourquoi !!!! Mais Pourquoi !?!?! Pourquoi n’avez-vous pas la chance de pouvoir être considérée comme une femme épanouie !? Pourquoi tant de femmes sont-elles déconsidérées sexuellement du moment qu’elles ne sont pas plus accro à la domination !

XXIe siècle. Malheureusement, ce n’est toujours pas l’extase relationnelle entre hommes et femmes. Plus encore, nous sommes dans une société où femmes et hommes sont censés être à égalité, devant la loi en tout cas. Néanmoins, nous savons tous que l’égalité est biaisée. Non seulement à la maison mais au travail. La femme est une mère, presque effacée par ce rôle ; l’homme quant à lui réussit parfaitement à faire comprendre qu’il n’est père qu’après être homme.

Bref, tel n’est pas le débat du jour. Mais nous sommes dans un contexte relationnel homme/femme- femme/homme tendu dominant/dominé. Nous accordons pleinement le fait que la sexualité et une grande part de sa jouissance découlent directement de cette idée. Le jeu de rôle dominé/dominant est primordial à l’effet fantasmagorique sur nos sens.

Nous ne vivons plus pour survivre mais pour dominer…êtres humains « raisonnables » peut-être mais à l’instinct animal toujours surprenant.     Pourquoi dominer ? Parce que la domination nous semble être la place la plus confortable. Elle nous assure la délégation des tâches plutôt que d’avoir à nous en charger. Dominer nous parait synonyme de « liberté ». Nous sommes libres puisqu’on ne peut nous contraindre à obéir. Dominer est contraindre. Dès lors que nous contraignons, nous ne sommes pas nous même contraint(e)s puisque telle est notre fonction ou potestas.

Ainsi, la femme qui domine lors de l’acte sexuel s’affranchit de la contrainte sociale quotidienne qu’elle subit. Comme elle est enfin libre puisque dominatrice, elle peut jouir en toute possession de sa personne.

Or prenons à présent le cas d’une femme qui domine quotidiennement. Oui, il existe des femmes qui dominent. Elles maîtrisent leur environnement ou une part qui leur est la plus importante, parfois sans vrai calcul, surtout de la discipline. Ces femmes sont bien entendu usuellement détestées.

Confiantes dans leur aptitude à plaire, voire belles,  elles attirent sans effort la gente masculine. Que ce soit pour leur tenir la porte, leur céder le passage ou leur sourire béatement un matin où elles se demandaient si leur nouveau rouge était une bonne idée.

Elles ont des enfants ? Ils sont magnifiques. Bonjour-Merci-Au revoir avec le superbe sourire sincère, quand les vôtres courent dans tous les sens en hurlant combien « Machin m’a pincé fort ! ». De un à sept enfants, de un mois à 20 ans,  elles sont toujours bien fringuées ET propres. Pas de morve essuyée lors du « câlin-mouchoir-vivant-maman » ni de mains poisseuses du goûter venues serrer la pince au pantalon.

Ce n’est peut-être que l’apparence de la réussite. Mais même si vous l’ignorez et …

  • qu’effectivement elles ont du se changer quatre fois avant d’arriver chez vous, sachant que la petite a vomi sur le trajet mais qu’elles avaient prévu un pantalon de rechange
  • qu’effectivement l’industrie cosmétique de luxe a créé un anticernes béni des dieux pour faire un teint superbe après une nuit blanche pour rectifier le rapport
  • qu’effectivement les talons dix centimètres font 73% du boulot pour elles auprès des mecs

…le fait que vous les voyez comme des Femmes Parfaites de toute manière marque leur domination.

Au moins sur vos esprits. Elles sont donc dominantes. Dans leur couple aussi, mais toujours de manière subtile, dominantes car elles convainquent leurs hommes qu’ils font ce qu’elles veulent par le grand hasard qui voudrait qu’ils veulent aussi faire ce qu’elles leur demandent avant qu’elles le leur aient demandé.

Elles sont donc parfaites à vos yeux puisqu’elles réussissent à dominer toutes les sphères que vous aimeriez dominer.

  • Question : Une femme dominant sa vie, au moins en apparence, jouira-t-elle aussi de dominer son partenaire sexuellement ?
  • Réponse : Oui.

Mais jouira-t-elle aussi agréablement de pouvoir se laisser aller, de se laisser enfin dominer par une personne, de ne plus avoir à se contrôler en permanence pour apparaître parfaite et être considérée comme un modèle ? Jouira-t-elle plus d’avoir l’impression de se retrouver en tant que « elle personnelle », en laissant tomber son masque de dominante parfaite ?

Il semble bien que le sentiment de liberté qu’elle acquiert alors en s’extirpant de son carcan de perfection rejoigne le sentiment de liberté qu’éprouve une personne écrasée par la hiérarchie ou la famille pesante lorsqu’elle peut enfin accéder à la domination.

L’Orgasme est une question de relaxation, d’atteinte par un corps et un esprit d’une liberté qui permet à la femme d’être naturelle pendant des ébats consentis. Dominée ou dominatrice.

Aussi Ô Dominées sexuelles, déculpabilisez-vous ! Loin d’être coincées, vous affirmez que vous avez le choix. D’être ou non dominées, selon votre bon plaisir.

 Jessica Galzin-Spalke

 

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Une grande question : pourquoi les hommes luttent-ils envers et contre vous pour absolument obtenir votre numéro de téléphone alors qu’il est évident que vous ne voulez pas les revoir ?

L’auteur n’aborde pas ici le mystère des Hommes qui vous harponnent en pleine rue ou sur un quai de métro, vous bassinent de très longues minutes pour un café/verre/numéro de téléphone et concluent par : « nan mais tu t’es vue, le thon, t’as cru quoi ? Que tu me plaisais ? Peuh ! »

Définition du dictionnaire sicalien

  • HRA : Homme en Recherche d’Affection : individu de sexe masculin qui recherche la Femme de sa Vie ou d’un moment de sa Vie pour passer de bonnes soirées à deux voire plus si affinités !

Donc dans ce cas précis, il s’agit de personnes qui au cours d’une soirée, sur au moins deux heures, vont passer leur temps à vous coller, à vous inviter à danser, à vouloir vous offrir des verres, vont vous offrir des verres que vous n’aurez même pas demandés parce qu’ils auront interrogé le barman ou les personnes qui vous accompagnent pour savoir ce que vous buvez…

Et vous aurez beau leur dire :

  • « non, je passe la soirée avec des amis » en leur tournant le dos
  • « non, je suis juste venue m’amuser entre filles » en leur tournant le dos une nouvelle fois
  • « non, je suis juste venue parce que j’avais envie de sortir mais c’est juste pour m’aérer l’esprit » tout en tentant de les éviter au maximum et de rencontrer d’autres gens
  • « non, je ne veux pas que tu m’embrasses » en  maintenant une distance de sécurité entre vous et eux
  • « non, ça va, je n’ai pas soif » tout en vous prenant un verre que vous payez vous-même
  • « non, merci. »
  • « non, je suis déjà avec quelqu’un »
  • « non, je suis mariée et j’ai un enfant »

C’est un gros échec. Et à la fin de la soirée, alors que vous partez, ils vous poursuivent encore et vous retiennent. « Ton numéro… » Alors pourquoi autant d’acharnement ?

Parce que contrairement à ce qu’aurait pu croire l’auteur par exemple, les HRA ne font pas une collection de ses numéros de téléphone ! Ils n’ont pas non plus de calepins dans lesquels ils notent tous les numéros et, une fois par mois, entre amis les comptent pour voir entre eux lequel en a le plus ! Ils n’ont rien à y gagner, en fait !

La réponse ?

  • L’Homme RA ne sort pas pour passer une bonne soirée.
  • Et le numéro de téléphone, c’est pour l’espoir. (supposition de l’auteur)

Non, l’Homme RA ne sort pas pour passer une bonne soirée mais pour rencontrer. Il ne passe une « bonne soirée entre potes » que s’il n’a pas repéré de femme qui pourrait correspondre à certains critères brandés Femme Potentielle. Dès que vous entrez dans son champ de vision et que vous avez le malheur d’être son type de beauté, son type d’humour, son type de caractère, son type de culture etc…, c’est fini pour vous.

Vous « comprenez » aussi : l’HRA ne peut pas passer à côté de la Femme Potentielle de sa Vie. Il va donc faire tout ce qui est en son pouvoir pour

  • tenter d’attirer votre attention
  • vous plaire
  • vous revoir

afin que vous vous rendiez pleinement compte que vous êtes faits l’un pour l’autre. Ou au moins faits pour vous revoir.

L’HRA pense d’ailleurs que vous pensez tout pareil ! Pourquoi sortiriez-vous si ce n’est pas pour rencontrer un Homme ?! C’est vrai ça, quelle idée vous a prise d’aimer sortir pour sortir ? Vous ne le saviez peut-être pas, mais normalement, une fois que vous avez trouvé un Homme, vous n’êtes plus censée sortir ! Ben oui, pourquoi voudriez-vous sortir alors que vous avez un Homme à la maison ?

Et si vous êtes sortie pour trouver un Homme, pourquoi pas lui ?!

Il vous tiendra donc la jambe jusqu’au moment où vous lâcherez votre faux numéro fétiche… (un jour, vous appellerez ce fameux 06 qui s’achève par un 13 pour vous excuser platement de lui avoir pourri la vie tant d’années) Ou votre vrai numéro, si vous avez eu le malheur de sortir votre téléphone portable… (D’ailleurs, pensez à enregistrer le sien, ainsi son nom s’affichera quand il vous rappellera et vous pourrez ne pas répondre !)

Et jamais vous ne répondrez. Chers HRA, quand une femme veut revoir un homme et qu’il lui demande son numéro, elle le lui donnera du premier coup et avec un sourire. Pas après avoir dit « non » puis avoir tenté d’éluder etc… Mieux même, elle lui dira « au fait, je ne t’ai pas donné mon numéro ! »

Fort malheureusement pour les HRA, il y a des femmes qui sortent juste parce qu’elles aiment boire un verre, écouter de la musique, danser et rencontrer de nouvelles têtes le temps d’une soirée. Oui, incroyable mais vrai, certaines femmes sortent pour le plaisir de sortir. Et parfois, au cours de ces sorties, rencontrer quelqu’un. Mais ça, c’est lié au hasard.

Jessica Galzin-Spalke

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Curieusement, peut-être parce que vos parents vous ont bien éduquée ou peut-être parce que vous dissociez parfaitement les sphères professionnelle, publique et privée, vous ne vous permettez pas les remarques ad hominem… surtout lors de rencontres professionnelles.

Oui, évidemment, il vous arrive dans des séances « contre-soirée » ou « de potinage » avec vos amis, de vous livrer à quelques descriptions croustillantes pour décrire l’ « Horrible Lourd » ou l’ « Homme trop Croquable qui vous aurait fait craquer sans effort ». Néanmoins, ces « confidences » restent dans un cercle très restreint et tournent en rond.

Mais non, du côté des Hommes, le compliment n’attend pas. L’Homme souffre semble-t-il d’une incontinence verbale particulière quand il s’agit de garder pour soi une gentille pensée, liée à un joli minois. Au vrai, vous seriez encore plus gênée qu’il vous complimente au sortir de la réunion, quand il n’y a pas de témoin. Être complimentée régulièrement publiquement vous donne l’impression d’être un peu trop « exposée » aux regards des autres.

Aussi, quand vous êtes prise à partie lors de réunions professionnelles : « ah mais nous avons tout ce dont nous avons besoin : une jolie blonde/brune/rousse, n’est-ce pas ? », « une aussi jolie chargée de…, telle que vous,…. » ou « nous n’avons en fait pas besoin de nous réunir autant mais quand nous avons l’occasion de voir une belle jeune femme », « cette robe vous met particulièrement en valeur ! », vous ne savez trop quelle réaction adopter.

D’autant que ces phrases sont prononcées dans des moments où la réunion prend une tournure agréable, où vous vendez vos idées, eux les leurs, et que la négociation semble alors bien avancée.

  • En rire ? De concert avec les participants : nous nous entendons tous bien et tout est parfait dans ce monde parfait ?
  • Sourire « c’est gentil, merci »?
  • Sourire « c’est embarrassant » ?
  • Sourire « je sais, je suis incroyable, ne revenons pas sur le sujet » ?
  • Ignorer simplement en espérant qu’ils penseront que vous êtes trop occupée à réfléchir à un point précis de la réunion et que vous n’avez pas entendu ?
  • Leur rappeler que vous êtes une professionnelle : « remarque pertinente certainement mais revenons plutôt au projet… » ?

Difficile de choisir car :

  • En rire ? Vous avez l’impression de vraiment passer pour une cruche.
  • Sourire « c’est gentil, merci » ? Vous ne remerciez que les hommes qui vous plaisent.
  • Sourire « c’est embarrassant » ? Vous ne voulez pas passer pour une fragile petite chose.
  • Sourire « je sais, je suis incroyable, ne revenons pas sur le sujet ? » Vous n’êtes pas imbue de vous-même à ce point !
  • Ignorer ? Vous le faites souvent et les remarques continuent.
  • Vous êtes une pro ? Oui, vous avez du mal à casser l’ambiance bonne enfant d’une réunion, c’est néanmoins la meilleure solution surtout si vous en avez marre.

Et vous avouez que vous en avez marre de rappeler que vous êtes une pro, pas engagée pour la blondeur de ses cheveux ou sa silhouette. Vous savez sans le moindre doute que si jamais lors d’une réunion vous aviez l’Homme le plus Craquant et Croquable de la planète, vous ne diriez jamais : « j’aime ces réunions quand je peux vous voir » ou « j’avais besoin d’un homme aussi craquant que vous sur ce projet ». Vous savez par ailleurs comment sont qualifiées les femmes qui se permettent ce genre de réflexions : des cruches ou des nymphomanes, au choix.

Autant le dire tout net : l’idée ne vous traverserait même pas l’esprit. Pour la bonne et simple raison que vous êtes alors dans une sphère professionnelle –publique aussi- et que votre avis très personnel n’a rien à y faire. 

Bien évidemment, certains compliments sont admis, sous certaines conditions tel un collègue que vous voyez tous les jours et qui s’exclame : « Oh ! tu as changé de coupe, ça te va très bien ! »

MESSAGE AUX HOMMES

  • Il ne s’agit pas ici de harcèlement, ni moral ni sexuel. Les compliments cités ont été faits en toute bonne foi, en toute sincérité et sans arrière pensée. Néanmoins, merci Messieurs de ne pas complimenter des collaboratrices que vous ne connaissez pas suffisamment pour pouvoir déterminer si elles apprécient ou pas d’apprendre ce que vous pensez. Au travail, à présent !

Jessica Galzin-Spalke

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