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Archive for mars 2012

Vous pourriez commencer cet article avec une citation inventée du Schtroumpf Grognon : « J’aime pas les stagiaires ». Et pourtant, grâce à eux, vous riez souvent à raconter leurs aventures à vos amis.

Ben oui, ça arrive. Pas tout le temps mais souvent ou de temps en temps, vous détestez pleinement les stagiaires. Vous avez vous-même été stagiaire… Cependant, un merveilleux stagiaire ! Et c’est la raison pour laquelle vous avez souvent une sacrée once de regret quand le stagiaire est bien en-deçà de votre espérance.

Les stagiaires se répartissent en trois groupes distincts. Cependant, vous leur demandez à tous la même chose : ne pas vous enquiquiner plus que nécessaire à leur formation !

  • Les Adorables stagiaires : ils bossent « bien » : ils notent les consignes, vous écoutent, vous demandent des conseils, ont soif d’autonomie, respectent leur formateur simplement du fait qu’il soit leur formateur, corrigent et apprennent. Ils feront pas mal d’erreurs – ils sont là pour apprendre- leur motivation compense toutefois. Cette catégorie vous remercie à la fin du stage, soulignant dans leurs rapports qu’ils ont énormément appris et se sentent des futurs professionnels prêts à l’emploi, rassurés sur l’exercice de leur métier. Et ils vous offrent un livre car vous adorez lire… Evidemment, l’auteur nie avoir mis une meilleure note à un rapport de stage suite à un livre offert. (Ou une bouteille de Bombay Sapphire…)

Ces stagiaires ont cependant aussi des côtés extrêmement drôles… Il y a des fois où vous ne pouvez pas ne pas rire : « Euh, Sica, excuse-moi, je voulais savoir… Les médecins légistes, ça existe ? Ou alors c’est que dans les Experts ? »

Il y a parfois des questions qui viennent de nulle part : « C’est quoi la dernière porte du périph ? –Euh… Sachant que le périph tourne en rond…»

Et des questions métaphysiques importantes : « Dis, la kryptonite, ça se trouve où sur Terre ? –Alors, d’abord, Superman vient de Krypton, une autre planète. Ensuite, c’est de la fiction. »

Pour votre grade : « Sica, c’est pas dur pour toi ? -De quoi ? –De faire des blagues que personne ne comprend. » (Oui, « vae victis », ce n’était pas à placer comme vanne à des moins de 25 ans)

  • Les Sympathiques stagiaires : ils n’en foutent pas une, ou essayent d’en faire le moins possible MAIS ils ont de la considération pour vous : ils vous pourrissent le moins possible la vie. Ils feront très peu d’erreurs –normal puisqu’ils évitent toute initiative. Pour ce qui est de leur apprendre quoi que ce soit, ce sera dur, néanmoins, franchement, à la pause, ils vous font bien rire.

« J’aurais adoré être le stagiaire de Steve Jobs. » Ah. Rien que ça. Tu sais qu’il aurait alors fallu que tu bosses?

« Sica, on part déjeuner après la pause ? »

« Allô Sica ? Euh… j’ai eu un problème de réveil ! J’arrive ! » (Appel passé à 11h15. Arrivée du stagiaire qui habite à 35 minutes : 14h12.)

« Allô ? J’ai un problème dans le métro ! » (11h22 : stagiaire retrouvé à la terrasse du café en face du métro alors que vous vous rendiez à une conférence.)

« Euh…il faut que je parte un peu plus tôt, j’ai une visite d’appartement. » (Le lendemain, l’Heureux stagiaire a la mémoire courte : il va vous raconter en long large et travers qu’il a joué quinze heures d’affilée au dernier jeu de shoot sorti.)

Seul problème véritable : vous êtes toujours sur leur dos sinon rien n’avance, ce qui vous fait perdre un certain temps.

  • Et enfin, ceux qui nous intéressent vraiment : les Abominables stagiaires. Alors eux, vous les détestez. Et ils vous l’ont plutôt bien rendu. Enfin, vous -et c’est la raison supplémentaire pour laquelle vous pouvez les détester vraiment- vous avez dû cacher que vous les détestiez. Vous, en tant que responsable, vous leur souriez, vous leur demandez s’ils vont bien, s’ils comprennent, vous leur précisez quarante mille fois par jour que la porte de votre bureau est grande ouverte afin qu’ils puissent toujours mieux communiquer avec vous. Eux, ils se prennent pour les rois du monde, et, vous, ils vous prennent pour les rois des cons. Ils font un nombre incalculable d’erreurs MAIS ce n’est jamais de leur faute. Même quand tout démontre qu’effectivement ils ont fait une erreur. Ils vous pourrissent l’existence…

Ainsi, vous aurez toujours un crétin pour vous critiquer sans savoir que vous étiez juste derrière lui : « fesses molles ».(L’auteur est témoin : la responsable en question a un magnifique postérieur absolument pas mou !)

Toujours un à qui vous avez dit : « tu enlèves ce môme du montage. –Pourquoi, avec le môme, c’est bien mieux ! –Je suis tout à fait d’accord. Mais où est l’autorisation du représentant légal ? » et qui file dès que vous avez disparu tenter de vous court-circuiter auprès du directeur de publication. (Malheureusement pour ce stagiaire, c’était une très mauvaise idée. Heureusement pour vous, il s’est « vendu » tout seul et tout le monde sait désormais que vous souffrez avec lui. )

Toujours un qui croit que « ouah ! Tu ne m’as renvoyé mon article que cinq fois avant de le publier ! Je suis une bête ! » Vous avez dû lui faire comprendre que vous envoyer un article bien écrit du premier coup, ce serait bien mieux.

Toujours un pour critiquer vos corrections : « elle m’en veut, c’est sûr ! Elle m’a renvoyé treize fois l’article ! » Et à la quatorzième, vous l’avez réécrit car vous avez baissé les bras.

« Sica, je crois que le site a un problème.
-Mais non ! (là, vous constatez que le site a bien disparu des écrans. PANIQUE. HOUSTON !!!!!! ) Mais, que s’est-il passé ???
– Ben j’étais sur le back-office, j’ai fait « ça » et, là, je ne sais pas ce qui est arrivé au site mais il y a eu un problème.
-Bon, ça ne peut pas être toi, tu ne peux pas puisque ton accès…
-Ben, je n’ai pas voulu me planter alors j’ai préféré prendre ton accès.
-QUOI ?! Mais comment as-tu eu mon code ?
-J’ai demandé au webmaster, vu que j’aurais pu avoir besoin de corriger un truc. » (AAAAARGH)

Toujours un pour s’étonner : « t’as que 25 ans ! Je t’en donnais trente ! » Merci. Et merci de vous prendre pour une conne maintenant que vous n’avez plus l’aura de la maturité.

Toujours un pour venir vous dire avec un sourire énorme : « alors il est nul, mais ça y est, j’ai fini l’article ! » Oui, vous êtes au fond du trou du désespoir…

CONSEILS AUX STAGIAIRES

  • Référez-vous à la première catégorie : les Adorables stagiaires
  • Dites bonjour, au revoir, merci, s’il te plait. Du savoir-vivre basique.
  • Etre à l’heure. Oui, finalement, trente-cinq heures de 10 heures à 18 heures est une sacrée épreuve pour beaucoup.
  • Cessez de croire que vous avez des amis au travail. Votre présence, c’est sûr, c’est chouette ! Mais un soupçon de productivité, c’est encore mieux !
  • Arrêtez de dire tout ce que vous pensez ! Les questions drôles, ça va. Mais les commentaires ad hominem, ça passe bien moins !
  • Habillez-vous correctement. Le duo jeans-tee-shirt marche pourtant très bien !
  • Montrez-vous motivé : il n’y a jamais de petites tâches dans le boulot, juste des tâches ingrates, qu’on vous refile avec soulagement. Appréciez donc de rendre service !

Jessica Galzin-Spalke

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Définition du dictionnaire sicalien :

  • SIDEFEDPC : Soutien inaltérable de l’économie française et du petit commerce : parfois, avec de gros sacrifices, d’ailleurs, jamais reconnus. Et il est temps que ça change !

Alors que nous vivons avec notre chère Crise (oui, une crise telle qu’actuelle mérite une majuscule puisqu’elle s’invite à tous les dîners, à toutes les soirées et doit être un des mots les plus prononcés et écrits de la langue française depuis trois ans), vous êtes particulièrement ciblée par tous les êtres bien-pensants que portent les territoires  de notre douce France qui vous assènent avec grossièreté et mépris : « nan mais toi, de toute façon, t’es une dépensière invétérée ! », « tu es complètement irresponsable ! »

Définition du dictionnaire courant :

  • Dépensière invétérée : se dit d’une personne qui aime dépenser sans compter son argent et dont le « mal » s’est fortifié, enraciné avec le temps et dont la personne ne peut plus se départir.

Or, vous le demandez clairement : en quoi soutenir l’économie française et locale de votre quartier est-il condamnable ?

Ils y pensent, les « bien-pensants » au pauvre petit tabac qui aurait du mal à boucler ses fins de mois sans votre acharnement à choper un cancer (et l’Etat qui se touche un bon petit pécule) ? A la fromagère d’1m45 qui vend du vrai camembert au lait cru AOC, une pure merveille qui explique les mensurations de l’auteur,  à peine un euro plus cher que l’horrible truc du supermarché qui lui par contre se vend par millions?  Aux libraires du coin et à ceux qui ouvrent le dimanche jusqu’à 15 heures et qui n’y sont pas pour rien si vous n’avez plus de place dans votre appart’ ?

NON ! Les EGOISTES ! Ils ne pensent qu’à leur retraite au soleil, leurs vacances sur des îles paradisiaques et… euh… leurs sous.

Tandis qu’en tant que SIDEFEDPC (prononcez « cid fed PC »), vous y pensez tous les jours ! Mais que croient les « bien-pensants » ? Que vous aviez réellement besoin de vos quarante petites robes noires ? Et bien non, au moins virtuellement ! (Oui, en fait, à bien y réfléchir, toutes sont irremplaçables…) Que vous avez réellement besoin de prendre des kilos ? Et bien non ! Que vous ne rêvez pas d’avoir un jour un appartement ? Et bien non ! (Un petit 150 m² en plein cœur du 6ème… rien de trop grand non plus, pour le ménage…)

Mais, au quotidien, pour le bien du petit commerce, et celui de l’Economie française, vous avez décidé d’être une citoyenne active : vous achetez, vous dépensez et vous payez vigoureusement ! Sachant que vous n’êtes jamais dans le rouge et que vous ne faites jamais de chèque en bois : VOUS VOUS SACRIFIEZ !

Et non seulement vous vous sacrifiez anonymement mais en plus, jamais aucun média n’a eu le bon sens de faire ne serait-ce qu’un petit encart pour remercier celles et ceux qui participent jour après jour à ce microcosme consumériste ! Jamais aucun homme politique, ou même le gouvernement !, n’a fait votre éloge avec passion !

Alors soyez fiers et battez vous dès aujourd’hui pour obtenir une juste reconnaissance :

  • Vous avez toujours aidé l’économie française (voire aussi parfois « étrangère »…) et c’est pour cette excellente raison que vous pouvez dignement demander à notre société un bon salaire dans la simple optique –absolument dénuée de tout égoïsme [1]- de pouvoir aider toujours plus ! En effet, chers commerçants, chères entreprises, soutenez-nous : donnez nous les moyens (le salaire adéquat) de continuer à vous soutenir !

Les SIDEFEDPC ne revendiquent que la reconnaissance de leurs efforts, de leur travail ! Halte à la déconsidération dont ils sont l’objet ! (Bon, et pour la Légion d’honneur, nous attendrons des temps moins durs…)

  • [1]Certes, il y a des à-côtés avantageux non négligeables :
    Exemple : vous vous revoyez devant votre magnifique paire de bottes en daim doublé cuir marron. 200 euros. Et sur votre compte en banque pour finir les treize jours du mois : 220 euros. Vous avez rapidement fait un petit calcul : avec ces 20 euros restants, vous aviez de quoi investir dans dix petits plats picard… soit presque de quoi vous faire un repas sur trois ! (En plus, vous deviez entamer un régime…)
    Bilan : trois ans que vous avez ces bottes : trois ans que tout le monde vous demande où vous les avez eues.

Jessica Galzin-Spalke

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 Oui, on vous dit que vous êtes belle. Oui, les hommes se retournent sur votre passage. Enfin, oui, vous savez que vous êtes belle et un jour vous en avez eu marre de l’entendre chanter à chacun de vos pas. Enfin, oui, ils se retourneraient sur vous, si vous aviez voulu vous montrer sous votre meilleur jour ! Si..si…

Mais non ! Un jour, vous vous êtes regardée dans le miroir pour vous dire bien en face : « J’en ai marre d’être parfaite ! MARRE DE FILER DES COMPLEXES ! ».

  • Ça peut arriver : voire cas traité dans un futur proche du Harcèlement Inconscient au Quotidien (HIQ)

« Marre de donner des complexes aux autres ! Je peux faire autrement : refuser les crèmes de beauté, m’habiller sans dépenser des fortunes pour être à la mode ! Marre de paraître intelligente : maintenant, quand je penserai une connerie, je ne tournerai plus ma langue sept fois dans la bouche ! Et puis, je pense que j’oserais dire quand je ne comprends pas ! »

Marre de se préoccuper constamment de ce que les autres pensent. Marre de faire gaffe à ne pas passer pour une pouilleuse, à ne pas porter tel tee-shirt que vous adorez plus d’une fois par mois de peur qu’on ne vienne vous dire que « vous vous habillez toujours de la même façon. » Marre de se demander si on ne va pas vous prendre pour une conne dès que vous oserez dire que vous adorez Cat’s Eye.

Vous êtes donc devenue une forme de vie extra-super-ordinaire. Vous ne vous maquillez plus, afin de délivrer pleinement au monde votre choix de vie : non au diktat belle, sublime et intelligente ! Vous ne voulez plus correspondre à une « case ». Non pas que vous refusiez l’uniformisation mais son intégrisme pousse les femmes à estomper les particularités qui font leurs charmes.

  • Vous qui vous acharnez à perdre dix kilos, vous êtes-vous déjà demandé si vous seriez jolie sans ce lest ? Des femmes de 1m 65 ayant atteint 55 kg se sont entendu dire qu’elles faisaient peur : elles étaient creusées voire décharnées.
    Tout comme certaines filles qui sont magnifiques minces seront laides après une prise de poids conséquente, certaines ne sont pas le moins mises en valeur par la perte.

Enfin bref, le problème chez vous, c’est que vous êtes une personne née avec certaines valeurs portées aux nues par la société ! Jolie ou mignonne, pas stupide pour deux sous, pratique et logique, d’un physique lambda, polie et respectueuse.

Même en prônant le retour au mode de vie de tout le monde, vous avez certes sacrifié le superficiel comme le maquillage, l’aveu de vos limites intellectuelles, mais les valeurs « de fond » vous restent inhérentes. Et vous ferez dorénavant l’adulation et la rage de deux groupes distincts.

  • Ceux qui ne supporteront jamais de voir une fille épatante restée épatante sans artifice
  • ceux qui vanteront votre esprit d’indépendance et votre originalité pour avoir su imposer votre vision

Bref, vous allez immanquablement vous retrouver avec encore plus d’ennuis. Cessez donc de lutter : le combat est perdu d’avance. Acceptez-vous et envoyez promener tous les jaloux.

Tout le monde n’est pas forcément merveilleux au naturel. Et si vous en avez marre qu’on s’intéresse à vous alors que vous aimeriez bien qu’on vous lâche un  peu la grappe, envoyez-leur cette petite note, le message devrait passer !

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