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Archive for février 2012

Définition du dictionnaire sicalien :

  • Syndrome du Bassiste : comportement masculin qui tend à ne pas savoir répondre clairement à une demande simple. Un « non merci » est pourtant si aisément prononcé ou écrit.

CAS PRATIQUE : une jeune femme se demande encore désespérément si oui ou non elle va un jour revoir le jeune homme qui le lui a proposé.

Mettons les choses au clair : « se revoir » ne sous-entend pas « je le savais, c’est l’amour fou ! » Le terme ici sous-entend du côté de la jeune femme « il m’intéresse, j’espère que je l’intéresse, on va bien voir si je m’ennuie en prenant un verre avec lui, et dans ce cas, zou ! Aux oubliettes ! Et vice versa d’ailleurs ! »

  • Information exclusive pour les Bassistes : l’océan est vaste, les poissons sont nombreux. La jeune femme qui adore les saumons, si elle est prête à faire des efforts afin de montrer un intérêt particulier pour un saumon particulier, préfère encore passer à une daurade rencontrée au hasard d’un courant et qui partagera son intérêt.

A comprendre : ne vous sentez pas menacés dans votre célibat, un rendez-vous n’est qu’un rendez-vous. Si la jeune femme vous relance après, il suffit de lui dire « je suis désolé, ça ne marche pas de mon côté ».

Les femmes aujourd’hui disposent de filets et de techniques de pêche qui leur permettent de ne pas se contenter d’une seule prise et de ne pas se désespérer de devoir relâcher un poisson trop petit –ou même une « belle prise ».

Ensuite, oui, chers Bassistes, vous pouvez effectivement avoir la malchance de tomber sur une Hystérique version féminine.

Définition du dictionnaire sicalien :

  • Complexe de l’Hystérique (ou Hysté Com’) : comportement masculin ou féminin qui tend à ne pas savoir lâcher l’affaire. Seule solution : après lui avoir fermement répété que vous ne vouliez plus la voir, ignorez et ne répondez plus.

Mais pourquoi le syndrome du Bassiste agace-t-il ?

Les Bassistes en puissance ne comprennent pas que la jeune femme a une vie bien remplie. Non, elle ne se fait pas des plans sur la comète, elle a juste vraiment autre chose à faire que de courir après un homme si celui-ci ne lui porte pas d’intérêt, malgré l’intérêt qu’elle peut avoir pour lui. Donc un «non » ou un « j’espère que tu as compris qu’on ne faisait que se revoir » sont des phrases qu’ils sont gracieusement invités à partager s’ils se sentent oppressés.

Dans le cas du syndrome du Bassiste, c’est l’absence de réponse, tout en étant néanmoins ponctuée de temps en temps d’un « Pardon, j’ai la grippe, il faut qu’on remette » sans proposition de date ni relance après un « j’espère que tu vas vite être en forme », qui est extrêmement agaçante et handicapante.

La jeune femme intéressée se demande alors « ne répond-il plus parce qu’il ne veut plus me voir ou

  • est-il débordé ? »
  • a-t-il perdu son téléphone ? »
  • est-ce son mode de fonctionnement habituel ? »
  • est-il mort ?????? »

Or quand elle lui envoie : « Euh… tu sais, si tu ne veux plus qu’on se voit, tu peux aussi envoyer un simple « non, j’ai changé d’avis » ou « non j’ai perdu tout intérêt mais bonne continuation ! », c’est là que le Bassiste répond : « je suis désolé, on remet. Sorry… Bise. » ou un« Hey, mais non ! ».

Et un point c’est tout. La jeune femme revient au point de départ. Sans savoir si oui ou non, elle reverra jamais le Bassiste, si oui ou non elle doit se rendre disponible pour le voir, un jour. Sans savoir si oui ou non elle doit mettre un terme à son intérêt pour lui.

LA SOLUTION ATTENDUE :

Chers Bassistes, prenez une décision. Aucun service scientifique d’Etat ne délivre encore les fadettes de vos échanges synaptiques !

Si la jeune femme vous intéresse mais que vous êtes débordé avec un emploi du temps de ministre, dites-le. Et proposez des dates, même si elles sont lointaines ou tardives. Si la jeune femme est intéressée, elle s’en moque et elle est enfin heureuse de reprendre la main sur ses disponibilités.

Si la jeune femme ne vous intéresse plus : dites-le. Même après un rendez-vous. Si elle insiste « mais pourquoi ? », dites-lui encore la vérité par politesse : « je sais juste que je n’ai plus envie » et après, ne vous en préoccupez plus, vous avez fait votre devoir.

Jessica Galzin-Spalke

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Le monde entier pense que vous êtes superficielles et que vous ne comprenez rien à la vie parce que prenez les événements trop légèrement ?

Ce sont eux qui n’ont rien compris !

  • Vous voyez tout trouble en moins de dix minutes, n’arrivez plus à distinguer des lettres à moins d’un mètre de vous et de cinq centimètres de grosseur et votre premier réflexe est…De laisser un message sur le répondeur de votre meilleure amie (qui ne sera pas du tout inquiète quand elle l’entendra et qui ne passera pas du tout sa journée à essayer de vous rappeler alors que vous aurez oublié lui avoir lancé ce S.O.S) : « je deviens aveuuuuugle ! »

    Après seulement, vous posez votre portable et vous dîtes : « bon voyons voir… ce serait pas une migraine ophtalmique des fois ??? »

  • Vous prenez l’ascenseur, appuyez sur le bouton RDC et quand la porte de l’ascenseur s’ouvre, c’est pour que vous découvriez un mur.Vous vous posez alors d’intenses questions existentielles : « Oh mon Dieu ! Est-ce aujourd’hui que je vais découvrir que je suis claustrophobe ? »,  « Peut-être que j’imagine la situation : après tout la réalité n’existe peut-être que parce que je le veux. »

    Il y a toujours cependant un moment où la philosophie est rattrapée par la pratique : « Euh…c’est un mur. Oui, je crois bien que c’est un mur. Oui oui pas de doute. J’ai bien touché… c’est du béton. »

    Le monde s’effondre… « AAAAAAAAAARRRRRRRGH ! Je vais être en retard chez le coiffeur !!!! »

    Oui. Vous aurez compris en moins de dix minutes chrono que vous êtes coincée dans votre ascenseur.

  • Vous prenez du poids. Et vous n’arrivez pas à reperdre ces trois foutus kilos. Or, il y a deux mois, vous aviez oublié votre pilule du mardi. Vous avez bien pris la pilule du lendemain dès votre réveil le mercredi mais… vous n’arrivez pas à perdre ces trois kilos qui sont venus gangréner votre sublime corps ces deux foutus derniers mois… Et puis vos règles auraient dû commencer aujourd’hui. D’un autre côté, les antibios de l’angine carabinée que vous vous tapez ont pu changer la donne… Et puis, vous ne vous sentez pas bien ce matin.AAAAAARRRRGGGH ! Et si vous étiez enceinte ! HORREUR !

    Vous vous pesez. Vous vous repesez. Heure après heure. Vous vous demandez ce que vous allez faire. Le garder ? Pas le garder ? Acheter un test de grossesse ? Mais non, vous ne pouvez pas être enceinte, hein ?

    Vous y pensez quand même vraiment. Après tout même avec 0,01%² d’échec, et si la pilule et la pilule du lendemain avaient laissé passer un truc ! !

    Et comment vous allez faire ? Garde, nourrice, impôts, bodys Petit Bateau, maman, biberons, couches, bain, déménagement ? Maternité ?

    Vous vous couchez stressée. Le lendemain au réveil : règles. Ah vous avez juste pris du poids. Et vous bénirez d’avoir su garder la tête froide : vous n’avez rien raconté à l’Homme. Par contre, vous aviez appelé votre meilleure amie pour lui confier votre désarroi, crétine !

Bilan : vous êtes de la catégorie des Demi-Panique ! C’est-à-dire que vous avez un laps d’absurdités qui vous envahit avant que vous ne vous rendiez compte que le vernis à ongle rouge à séchage rapide ne suffira jamais à camoufler le mètre carré d’égratignures que vous avez fait sur la voiture (bleue) de votre mec.

Il n’en reste pas moins que vous vous faites rire. En effet, il y a un moment où vous prenez forcément conscience de vos pensées. Toute situation alors est désamorcée.

Ben oui, quoi ! Bon, vous avez des chances de mourir seule d’inanition mais au moins vous avez expérimenté l’opération « Suis-je bien sûre de ne pas être capable de traverser les murs ? » Vous avez essayé de racler le ciment avec vos clefs avant de vous dire que vous avez dû louper cet épisode crucial de Mac Giver. Et il faut bien avouer que ça vous a beaucoup amusée. Et puis quand vous en arriverez à vous rendre compte que vous vous êtes fait rire toute seule, ça vous fera aussi rire !

Il n’y a pas de situation qui vous dépasse parce qu’en quelques secondes, vous avez déjà imaginé les pires fins et que vous avez inventé les pires solutions pour vous en sortir. Les pires sous-entendant celles qui ne fonctionneront jamais. Tenez-le vous pour dit. Arrêtez-vous parfois pour votre propre survie.

  • Non, ce n’est pas parce que le chat des voisins passe en dessous de la grille du parking que vous pourrez en faire autant. Non, la mort-aux-rats n’endort pas les enfants qui chouinent, vous allez juste les tuer. Non, vous n’arriverez pas à vous faire passer pour votre amie même en mettant sa robe de mariée pour la remplacer ni vue ni connue le temps qu’elle arrive. Non, ce n’est pas en essayant de le remplacer par un de vos moulages en pâte à modeler que votre mère ne se rendra pas compte de la disparition de son Lalique. Non, même en vous arrachant les côtes vous ne passerez jamais par le conduit d’aération 15×20! Vous êtes coincée dans votre cave un point c’est tout !

Cependant, nous pouvons faire un beau rêve : si tout le monde paniquait comme vous, imaginez comme le monde serait drôle !

Alors ne vous souciez plus des tristes jaloux ! Ne vous privez pas de vos délires irréalistes et continuez de vous sortir des pires situations après les avoir empirées !

Jessica Galzin-Spalke

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