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Ce vendredi 20 novembre 2015, à 15 heures, les sénateurs votent la prolongation de l’état d’urgence, déjà adoptée à l’Assemblée nationale. La fin ne justifie pas les moyens, sur un plan idéologique, et j’apprécierais assez qu’un certain nombre de sénateurs s’en souviennent puisque la mémoire fait défaut à nos députés.

 

Je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent. Je le répète : je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent [1], je ne souhaite pas être assassinée à coups de kalachnikov au détour d’une rue… Je refuse cependant le compromis quant aux libertés. Je refuse de soutenir un momentané Big Brother. Je refuse de voir la France avancer dans la peur face à des assassins décérébrés.

Quel argument est-ce ? Une dizaine-douzaine de cerveaux ramollis, meurtriers sans pitié, dicte sa loi au mode d’action français ? Des attentats ? Des assassinats oui ! Je n’aime pas cette impression que nous acceptons d’ouvrir une porte… Où irons-nous ? Jusqu’à arrêter des gens pour présomption de culpabilité, reléguant la présomption d’innocence aux oubliettes, comme à l’Inquisition ?

Et si je dois crever en bonne Parisienne [2], que ce soit pour les bonnes raisons : parce que je peux lever haut mon verre à la santé d’un pays qui respecte les libertés, toutes les libertés, sans exception, sans vacance, sans se cacher derrière la peur sous un état d’urgence, sans s’estimer au-dessus des lois, que quelques siècles de démocratie ont permis d’établir, pour lesquelles d’autres ont donné sang, sueur, larmes.

La France ne s’abaisse pas à lutter contre de tels criminels avec des moyens au rabais, en se comportant en gouvernement à pleins pouvoirs. Mon fond est purement idéologique, et l’utopie évidemment bute contre les corps ramassés dans la nuit… je veux croire encore en notre démocratie et en sa force. Et nous n’avons pas besoin d’agir comme ces débiles mentaux, sans égard pour ce qui fait la force réelle du système : sa volonté de respecter l’être humain.

Parisienne de naissance, je suis depuis mon plus jeune âge consciente du « risque parisien » : ma mère a profondément été marquée par l’attentat, alors que j’étais encore bébé, au Tati, rue de Rennes, un mercredi après-midi de 1986. « J’aurais pu y être… J’aurais pu y être, avec toi, dans le porte-bébé ». Un « micro-traumatisme », ou une prise de conscience.

Je sais, en tant que parisienne, que ce sera au petit bonheur la chance, d’être ou non au mauvais moment au mauvais endroit. J’ai intégré cette notion de risque à ma vie. Et je ne changerai de vie pour rien au monde. Je refuse d’entendre des gens dire « oui, mais si ils se font tirer dessus, ce sera de leur faute, pourquoi ils vont prendre un verre en terrasse après ce qui est arrivé ? »

Après les attentats de Londres, ma grand-mère m’a suppliée d’éviter les transports en commun, j’ai répliqué : « il faut bien mourir de quelque chose mamie ! ». Vendredi 13 novembre, quand ma mère m’a annoncé au téléphone son soulagement d’entendre ma voix, et que les attentats faisaient rage… à la fin de l’appel, je lui ai demandé : « pourras-tu garder ton petit-fils, mercredi ? J’irai au théâtre (dans le Xe arrdt, justement). » Ma mère : « tu comptes aller au théâtre ?! »

J’ai répondu : « Show must go on, maman. Pas peur de connards armés. »

Quand je lis que l’Assemblée nationale prolonge l’état d’urgence… j’aurais aimé que les députés entendent « show must go on, les gars »… Chers Sénateurs, aurez-vous un peu plus de jugeote ?

 

Je ne veux pas que d’autres Parisiens meurent. Mais je ne veux pas que nous cessions de mourir parce que nous ne nous respectons plus.

Jessica Galzin-Spalke

 [1] : ni personne au monde, sans restriction.

[2] : notez bien que je n’ai aucune envie de me faire tirer dessus ni que mon corps soit à ramasser à la pince à épiler… Ma mère a mis tant de cœur à me faire…

La « Non-Séduction » est un paradoxe quand vous songez qu’il s’agit finalement du moyen de « séduire le plus durablement une personne »…  Ah ! L’Auteur imagine vos yeux ronds ! Quand il s’agit de « séduction », tout le monde souhaite avoir les trucs et astuces afin de pouvoir rencontrer une personne et la séduire avec la gloire absolue.

Bien évidemment, majoritairement, aux premières lignes de la réponse, vous pousserez un grognement de frustration en lisant : « soyez naturelle/naturel ».

Il n’y a cependant pas de meilleur conseil à donner ! Et vous pouvez en croire l’Auteur, expérimentée dans ce processus superbe qui est celui de la « non-séduction » ayant pour effet finalement de séduire. Seul hic pas très négligeable de la « non-séduction » et du « naturel », c’est le côté « maîtrise de la cible » ! Et non seulement « maîtrise de la cible » mais euh… juste « toucher la cible ».

Définition du dictionnaire sicalien :

  • Non-Séduction : processus de libération de votre personnalité dans le seul but d’être vous-même, pleinement. Vous ne devenez ni acariâtre, ni désagréable, ni même complètement à l’ouest ou encore bisounours, juste une personne décidant de s’assumer pour son plus grand bonheur. Ce processus est paradoxal car à force de ne vouloir séduire que vous-même, vous êtes certain(e) de ne séduire un tiers que pour vous-même.

Cas concret 

Si vous rencontrez un photographe, les théories de séduction vous orientent immédiatement vers le principe fondamental du « je te montre que je m’intéresse à ce que tu fais pour que tu saches a minima que je m’intéresse à ce qui te touche, et par extrapolation à toi ».

Et dès lors, vous vous dites « tiens, je peux lui proposer l’expo de Bidule-trop-connu ou le vernissage de l’Autre-dont-le-nom-m’échappe »

Or dans le processus sicalien de « non-séduction », vous ne direz que ce que vous pensez exactement :

  • Je n’ai jamais eu aucun intérêt pour les photos [(mais j’adore votre sourire) et j’oserai jamais le dire]
  • Je n’y connais rien en photo mais je suis curieuse, vous avez des trucs à me recommander ? [(et j’adore votre sourire) et j’oserai jamais le dire]
  • Ouah ! J’adooooooooore faire des photos !!!! [(et ton sourire !) mais je pense tellement fort que je n’ai pas besoin de le dire]

Nous reconnaissons qu’au « je n’ai aucun intérêt », il risque d’être un peu compliqué pour la « cible » de comprendre que vous vous intéressez à elle, surtout si vous n’êtes pas du genre à rajouter le fameux « mais j’adore votre sourire » qui rééquilibrerait pourtant l’échange.

Pour ce qui est de faire comprendre à la cible, si jamais vous deviez finir par en établir une, qu’elle est la cible… Vous pouvez simplement exprimer votre envie de faire plus ample connaissance. Et plus si affinités.

Et si jamais vous avez des doutes, les Maux sont rarement des êtres d’une telle complexité qu’ils passent rarement des heures à vous écouter discuter s’ils n’ont pas –quelque part, tapie sous des milliers d’autres choses- une petite idée derrière la tête… (Le premier Sicalien qui nie a intérêt à avoir une sacrée argumentation ! rires  de mauvaise foi sicalienne assumée !)

 

Le principe

Vous avez envie de simplicité et franchise. Vous n’avez pas de temps à perdre, autre que pour du plaisir. Vous n’avez pas envie de faire perdre du temps à un Maux qui vous prendrait pour quelqu’un d’autre avec d’autres envies. Vous n’avez pas envie qu’un Maux puisse confondre vos opinions avec celles qu’il pourrait espérer. Bref, vous vous acceptez aussi suffisamment pour savoir vous intéresser aux autres sans vous perdre de vue.

Et c’est primordial, pour vous. Aussi pour l’Autre.

Il y a des fois, en tant que parent, où vous vous sentez très petit par rapport à votre enfant…

« Non, vois-tu mon amour, si je t’ai emmené voir cette dame, la pédopsychiatre, c’est parce que je m’inquiète. Je sais que tu me dis que tu vas très bien, que tu me dis que tu vis bien le divorce…

-Oui, maman, tu sais, si tu veux divorcer, tu en as le droit. Si tu veux te remettre avec papa, tu le fais aussi. Ça ne me regarde pas, je suis un enfant..

-Je sais que tu respectes mon choix, mon amour, et je t’en remercie pleinement. Et bien évidemment, tu as tout à fait raison, le divorce se passe juste entre mon mari et moi. Ca ne change rien entre toi et moi, et ton père et toi. Justement, vois-tu, parce que tu es un enfant… je ne sais pas si tu t’exprimes clairement réellement. J’entends par là que tu as toujours été très raisonnable… Je m’inquiète donc du fait que tu exprimes… euh…  euh.. des choses comme « j’en ai marre ! j’ai mal ! » que tu voudrais partager mais tu aurais peur de faire du mal à ta mère ou autre parce que ça irait dans un sens différent de…

-Tu veux parler de mes émotions ?

-Oui ! C’est ça ! De tes émotions. Tu sais, c’est bien, d’être raisonnable, c’est bien, la raison, mais je veux que tu saches que tu peux tout me dire. Même si je ne serais pas d’accord ou blessée. Parce qu’un enfant ne blesse jamais sa mère. Une mère est bien plus blessée d’être ignorante d’une blessure que de pouvoir agir !

-D’accord, maman. Mais tu sais, mes émotions vont aussi bien que ma raison. »

 

Chères Sicaliennes, chers Sicaliens, parfois, parfois, arrêtons de penser pour les autres et vivons simplement les événements, sans chercher midi à quatorze heures !

L’auteur espère revenir un peu plus régulièrement… mais ne promet rien tant qu’elle ne l’aura pas fait !

 

L’Auteur aurait adoré pouvoir présenter une chronique : « Dites-nous donc qui vous dévorez et nous vous dirons qui vous êtes… » Mais, en fonction des deux règles d’usage :

  • Qui se ressemble, s’assemble
  • Les opposés s’attirent.

… de ce fait, il est assez simple de déterminer qui vous êtes, soit le miroir de votre partenaire, soit le revers de la pièce. Ou alors un chat gris… Si vous séduisez un coup votre opposé, l’autre votre miroir… Bref, au final, rien de bien intéressant et une chronique pour une fois très courte (vous n’y échapperez pas).

Ce qui est plus intéressant n’est autre que « en quelle quantité mangez-vous ? »

La raison est bien simple, surtout quand il s’agit de sexualité féminine : selon le monde entier, les Femmes ont « moins » envie que les Hommes. Et quand une Femme a « très » envie, « très » souvent… Elle est vulgairement attifée de doux qualificatifs « chaudasse » ou « salope » ou encore « nympho » (Ou « Pute »).

  • Note de l’Auteur : Tant que vous n’êtes pas rémunérée, vous n’êtes pas une prostituée.

La distinction entre la pathologie et la sensualité naturelle exacerbée –mais naturelle, l’Auteur accentue- va se faire sur votre consommation ou plutôt votre mode de consommation.

  • Si vous vous réveillez jour après jour avec un homme différent dans votre lit et que vous pensez « argh » en découvrant l’élu de la nuit, horrifiée… Vous devez avoir un problème. (L’Auteur en est même certaine, s’il n’est d’ordre sexuel, peut-être alcoolique… ou dépressif.)
  • Ensuite, si sur une semaine, vous vous réveillez sept fois avec sept amants correspondants au même profil (genre bruns, ténébreux, merveilleusement sculptés, sportifs, souvent motards, cultivés et délicieusement délicats…), vous démontrez une logique dans votre choix...  Ou  sept individus chauves et bedonnants si vous avez un faible pour ce type… Et que vous craquez irrémédiablement. (Chacun son appétit… et ses goûts ! L’Auteur préfère les siens…) Délicate frontière… Vous n’êtes pas encore sauve… Il convient que ces individus vous plaisent toujours « autant » au réveil… même s’ils peuvent s’avérer mariés, célibataires perpétuels, moins intéressés par vous etc.
  • Enfin, si sur une semaine, vous vous réveillez sept fois avec un individu différent mais toujours terriblement attirant… bon, au moins, vous choisissez !

(Remarque de l’Auteur : certaines femmes ont envie tous les jours. Réellement. Il faut juste savoir ne pas leur prendre la tête, Messieurs en couple…)

Et c’est la notion de « choix réel » qui détermine la frontière : si aucun homme ne vous attire, serez-vous capable de maîtriser votre appétit ou en serez-vous à vous convaincre qu’untel –abominable- est en fait carrément votre type ?

Il s’agit pour chacun de déterminer ses besoins physiologiques et affectifs, et dans quelle mesure vous vous respectez en tant que personne. La course à la collection d’hommes à mettre dans son lit est tout aussi ridicule que de s’astreindre au jeûne, et à la frustration. Il est aussi ridicule de se persuader, parce que vous êtes une femme que vous « aimez moins » le sexe qu’un homme, ou que vous êtes « malade » parce que vous « aimez plus » le sexe qu’un homme.

« DANS LA SOCIETE FUTURE, LA LOI DONNERA LE DROIT A LA FEMME DE PRENDRE UN AMANT NOUVEAU TOUS LES MATINS »
(Précision à propos du sous-titre, l’auteur de la citation précise « être libre de se donner, ne signifie pas encore se donner »)

Ainsi, l’Auteur choisit aujourd’hui de rendre leur confiance à toutes ces femmes « Hors Norme » qui aiment leur sexualité qualifiée de « débridée ».

Jean Novicow, membre et ancien vice-président de l’Institut International de Sociologie, a publié en 1903 aux éditions Félix Alcan « L’Affranchissement de la Femme »… Et ce Monsieur s’avère plus ouvert d’esprit que bien des hommes du XXIème siècle quant aux rapports entre la femme et sa sexualité entre autre aux pages 169-170 :

« Il semble que si une femme venait à dire « J’ai un tempérament ardent. Ce n’est pas ma faute. Il m’a été donné par la nature. Je me conduis en conséquence et je le fais au grand jour », il me semble que cette femme serait plus honnête qu’une autre s’exprimant ainsi : « Je sais que je commets une mauvaise action en trompant mon mari, mais je considère que je deviens complètement excusable, parce que je me cache ».

[…] La sensualité est un fait de l’ordre physiologique. Il y a des gens qui, par suite de la conformation de leurs organes, ont besoin de manger beaucoup et d’autres peu. […] Quand la vérité aura remplacé nos mensonges actuels, les femmes sensuelles pourront obéir à leur nature sans se cacher. Elles n’auront pas besoin alors de se dégrader par l’hypocrisie. »

Quel dommage que la planète ne compte pas plus de petits Novicow…

Gardez dans votre caboche et votre grand coeur cette idée et respectez-vous, telle que vous êtes, selon vos envies… (Ou tel que vous êtes, chers Sicaliens…) Si les hommes sont meilleurs que des croissants au petit-déjeuner, tant mieux pour vous !

 

L’APPETIT VIENT EN MANGEANT

Vous êtes en couple depuis cinq, dix, vingt, trente… Ou même plus. Vous êtes fidèles l’un à l’autre… Et sexuellement… Las. La dernière fois que vous avez couché avec votre partenaire à la vie ne se compte plus en jours, ni en semaines mais carrément en mois ?

Si le rythme vous convient, et que d’après ses propos, il convient aussi à votre partenaire… Tout va bien dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas ? Mais si vous en êtes déçu(e)(s)… Il faut s’y remettre ! (Avec votre partenaire… quoique vous pouvez commencer à vous relancer en solitaire, pourquoi pas ?)(nous prônons dans cet article la masturbation féminine, très souvent encore stigmatisée : elle n’est ni honteuse, ni « à la mode » : juste naturelle.)

Le sexe, c’est un sport, il faut s’entraîner régulièrement… Surtout quand vous songez à tous les avantages de cette activité physique : peau et cheveux magnifiques, redécouverte de muscles oubliés – avec remise en service en douceur et massages à la clef, bon moral, retour de la confiance en votre séduction puis en votre physique… et cetera.

Vous n’êtes pas Angelina Jolie (ou l’Auteur ne sait quel mannequin à la mode), et vous pouvez vous en moquer : le propre du fantasme est de ne jamais se réaliser, vous êtes exceptionnelle du simple fait d’être réelle, libre et… très consentante. Avoir envie permet de donner envie… et plus vous le faites, plus vous aurez envie. C’est le secret.

 

Jessica Galzin-Spalke

Introduction à la faune barisienne

Introduction à la faune barisienne

 

Sicaliens, Sicaliennes !

Voici donc l’annonce de l’exposition de votre Auteur favorite, une exposition d’illustrations sur le thème des bars !

 

Sica croque un regard féminin, parfois narquois, volontiers tendre, souvent parisien, toujours piquant et… définitivement réaliste.

Introduction à la faune barisienne est sa première exposition d’illustrations et un retour aux premières amours de l’auteur : le dessin, l’observation assidue de la société française féminine et… la tournée des bars.

La créativité de Sica se lie avec légèreté et taquinerie aux influences, très parisiennes, de Jean Béraud, Kiraz, Gruau ou encore Miss Tic afin de voir naître sur les lèvres de chacun un sourire aussi naïf que son trait.

 

Vernissage le jeudi 5 juin dès 18h30

 

Introduction à la faune barisienne du 2 au 30 juin 2014 au Breguet, 72 rue Falguière 75015

L’Auteur espère vous y rencontrer ! (Et espère aussi fort revenir avec sa régularité usuelle sur son blog dès mi-juin !)

Ben voui, vous manquez terriblement à l’Auteur !

Il est temps de se reprendre scriptit-elle en se rendant compte que :

– euh First -euh 2 -euh 3 -euh 4 (C’est ça de ne pas être anonyme… on peut pas non plus étaler TOUTE sa vie…)

Et elle en passe…

-Elle a encore 4 planches à réaliser avant d’organiser son expo (dans un bar…)

Et bref, elle arrête parce que sinon elle va se démoraliser ! Donc non !

Et pour le moral, 2ème illustration !

La Parisienne n'a jamais froid. "A quoi ça sert de me coiffer et de m'habiller si c'est pour tout planquer ?!"

La Parisienne n’a jamais froid.
« A quoi ça sert de me coiffer et de m’habiller si c’est pour tout planquer ?! »

Votre Auteur favorite est malheureusement TOUJOURS aussi débordée ! Mais il va falloir qu’elle se rebooste pour son blog moribond !

(oui oui… l’Auteur était dans les bars…. pour une bonne cause !)

carte shannon 1

Chères Sicaliennes, chers Sicaliens,

Non, vous ne rêvez pas. Un internaute est effectivement arrivé sur le Sica’s Blog avec cette recherche. Pour ceux et celles qui l’ignorent, il s’agit donc d’une bouteille de gin.

Et l’Auteur comprend –ô combien !- le désespoir de l’internaute inconnu. Quelle frustration terrible ce doit être ! A savoir néanmoins, l’Auteur n’est jamais parvenue à « ne pas réussir » à ouvrir une bouteille de Bombay. Nous nous trouvons donc face à un témoignage EXCEPTIONNEL pour deux raisons.

La première est que nous ne pouvons pas imaginer le taux d’alcool par litre de sang qu’il faut détenir pour ne pas réussir à ouvrir une bouteille de Bombay. La seconde reprend beaucoup l’idée de la première : nous ne pouvons pas imaginer le taux d’alcool par litre de sang qu’il faut détenir pour rechercher sur la toile une solution pour dévisser un bouchon.

La démonstration parfaite que l’abus d’alcool est nocif pour la santé : vous n’arrivez pas à coordonner vos mouvements –le fait de dévisser d’un bouchon- et vous ne pouvez dès lors plus boire.

  • En quoi est-il nocif de ne pas parvenir à ouvrir sa bouteille de gin ?vous demandez-vous. Tout simplement car, en toute logique, nous nous doutons bien évidemment que ce pauvre internaute songeait aux valeurs thérapeutiques du cocktail gin tonic avec un superbe zeste de citron…

Il devait alors être en pleine prévention de la malaria (la quinine du tonic) et du scorbut (la vitamine C du citron que l’alcool permet de mieux conserver) ! Pour la petite histoire, le gin est un alcool de grains qui se développe au XVIIème siècle sous Guillaume d’Orange –certainement pour enquiquiner Louis XIV et saper les ventes de cognac français – et c’est aux alentours de 1750 que les officiers de la Marine anglaise trouvent le moyen de sauver leurs hommes de la malaria en ajoutant du gin à la quinine pour inciter les malades à se jeter sur le remède… Pour ce qui est du scorbut, on raconte que c’est lord Nelson lui-même qui a pensé à mettre du gin dans le citron pour que les alcoolos de marins britanniques sauvent leurs dents.

Et dire que ce cocktail fait partie de ces micro-détails qui ont permis aux British de prendre l’ascendant sur la marine française au XVIIIème siècle ! Il est donc primordial de pouvoir ouvrir la bouteille…

Vous imaginez alors notre internaute, coincé sur un rafiot en pleins tropiques, tapant laborieusement sur son clavier dans le moteur de recherche « j’arrive pas à ouvrir la bouteille de Bombay », profitant des dernières ondes wifi lui donnant l’espoir de la civilisation et de la survie.

Pour ouvrir une bouteille de Bombay : technique sicalienne dont l’Auteur a la bonté de vous dévoiler les secrets !

  • En fonction de si vous êtes droitier ou gaucher, adaptez la position des mains.
  • Droitiers : prenez bien en main gauche le corps de la bouteille. Vous pouvez la maintenir sur la table ou sur une cuisse si vous êtes confortablement assis… Mais il aussi physiquement possible d’ouvrir une bouteille debout.
  • A présent, vous disposez les doigts de la main droite autour du bouchon.
  • Vos doigts entourent solidement le bouchon et votre main entière entraîne un mouvement de rotation inverse au sens des aiguilles d’une montre.
  • Tadaaa ! 3 cl de gin, 6 à 9 cl de tonic et une bonne rasade de citron !

Autre solution, homo habilis :

  • Vous nécessitez un marteau et un tournevis
  • Attention à ce que le tournevis ne ripe pas… Appliquez le bout pointu sur le dessus du bouchon rétif et donnez un coup sec de marteau sur le manche du tournevis de façon à créer une ouverture dans le bouchon.

Autre solution, violente :

  • Casser le haut de la bouteille au marteau après l’avoir recouvert de chatterton pour éviter des éclats de verre ?

Morale : un Homme à sauver Ou… Notre internaute inconnu est juste un demeuré fêtard d’un soir. L’Auteur préfère sa version apocalypto-romantico-sanitaire.

Jessica Galzin-Spalke

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog. Votre Sicalienne Auteur adresse ses meilleurs voeux à l’Heureuse Imparfaite, titrée Première Commentatrice Officielle du Sica’s Blog -et ce n’est pas rien !

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 4  900 fois en 2013. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 4 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Votre futur ex-mari a refusé le divorce par consentement mutuel, votre petit(e) ami(e) vous a largué, vous avez dû larguer votre dernière conquête, vous en avez marre d’être célibataire, vous avez perdu votre job, vos collègues vous pourrissent la vie, etc…

Le moral dans les chaussettes, ce devrait être pour vous. D’ailleurs, chacun en est persuadé, et certains même s’en délectent… Ô Indélicats ! Sauf que, en fait, vous avez la pêche ! Normal puisque…

  • Votre petit bout d’amour apprend à lire… Vous lui souriez et enthousiaste : « c’est chouette ! ça veut dire que, bientôt, c’est toi qui me liras une histoire, le soir ! » Sa réponse en trois mots : « tu rêves maman ! »
  • Vous essayez d’exprimer l’injustice du refus de votre enfant. « Mais en échange, t’auras toujours le droit aux plus beaux des bisous »… Evidemment, si on vous prend par les sentiments…
  • … Et qu’on vous offre le thé aux fruits rouges si vous passez plus de deux minutes dire bonjour au café… Bah… entre 5 et 15 minutes de retard…
  • L’Amour de vos Rêves –ben oui, elle n’est pas lesbienne, donc elle restera un « Rêve »- vous appelle à midi pour vous demander ce que vous avez prévu sur votre pause déjeuner… « Euh…As-tu oublié que tu habites Lille ? Et moi Paris ? » Non, elle ne l’a pas oublié, c’est bien pour cette raison qu’elle a pris ce qu’on appelle « le train ».
  • Il pleut pas mal ces derniers temps… Vous avez sauté dans les flaques en criant de joie et vous êtes revenue trempée à force de vous entraîner aux claquettes avec dix centimètres de talons aiguille… Et le rhume vous a loupée, vous étiez insaisissable ! 
  • Vous avez eu un coup de foudre dans une vitrine. Sublime paire d’escarpins, dix centimètres de talons, noirs, tout cuir. Vous êtes entrée dans la boutique et vous avez paniqué : tout est rangé par pointure… et la paire n’y est pas en 36, 37, 37 ½, 38, 38 ½, 39, 39 ½  … Il n’en restait plus que dans votre taille ! Et avec -20 % !
  • Ce qui fait que vous avez eu un autre coup de foudre… Pour la magnifique paire de bottes noires juste à côté… douze centimètres de talons, noirs. Aussi -20 %… Et trois fois plus chère !
  • Vous avez fait une soirée dégustation de vin avec Mirabelle –et si vous vous demandiez d’où vient son surnom… imaginez donc ce qu’elle vous offre à six heures du matin- et vous avez découvert un chablis délicieux… dont le nom vous avait fait marrer trois semaines auparavant : Le fief des Grenouilles.
  • Vous vous êtes garées en pente avec Mirabelle… Jusque là, rien de bien intéressant… Mais vous avez bien ri quand vous vous êtes levées de vos sièges et que vous vous êtes rendu compte que vous aviez oublié le frein à main…
  • Vous avez aussi bien ri devant le poteau… Pas même bousculé… Non, juste la voiture collée au poteau. Mais rien de cassé, ni de rayé. Vous vous êtes congratulées, la première d’avoir tenté de tous vos talons dix centimètres de retenir le véhicule tandis que la seconde plongeait tête la première pour tirer le frein à main.
  • Un Maux vous a adressé un très joli compliment. Vous l’avez remercié d’un baiser léger, sur le bout de son nez, avec un grand sourire. Et vous savez désormais avec certitude que vous avez la réputation d’être une cruche… car il a ajouté « Sica, au fait, juste pour être sûr : je le pense. Ce n’est pas un compliment pour être agréable… Tu es superbe. » Vous auriez pu répondre « je sais » et sauver votre réputation… mais non, vous avez été naturelle –donc cruche : « oh mais c’est encore plus mignon alors ! »
  • Vous avez bien ri à deux en revenant dans la rue où est garée la voiture et en voyant deux hommes entrer dans une voiture qui ressemble à celle louée par Mirabelle. Vous avez même dit pour le fun « ils sont en train de la voler !». Morte de rire. Et Mirabelle se met à courir. Et vous de réaliser… Et de courir en soutien.
  • MissChoco vous laisse un message inquiet sur le répondeur. Ah oui, tiens, vous ne lui aviez pas répondu parce que vous aviez peur de ne pas être assez joyeuse… C’est malin, maintenant elle se renseigne sur la date de vos obsèques.
  • Vous avez bien ri quand un ami vous a demandé de déposer son ami qui avait trop bu… A Vitry. Votre ami part. Mirabelle vous regarde : « Tu sais où c’est Vitry ? » Vous : « Non. Pas toi ? » A deux, en se tournant vers le siège arrière : « ça te dérange si on fume ? » Son ami a eu des sueurs froides…
  • Il est si doux de rendre service à un ami… Surtout quand il n’en demande jamais ! Vous avez bien ri en vous souvenant de la série AbFab et des moments mythiques où les héroïnes sont au volant…. Oui, son ami a eu sacrément chaud.
  • Vous avez bien ri quand une fille a voulu vous mettre sur le dos de la carrosserie rouge les rayures noires sur sa voiture grise. Elle a essayé. Jusqu’au moment où vous avez intimé à Mirabelle « Appelle les flics ! » Elle devait avoir beaucoup bu… pour fuir aussi vite.
  • Vous ouvrez soudain les yeux. Vous vous réveillez… Sans mal de tête. Sans nausée. Et vous remerciez allègrement le dieu Perrier.
  • Vous repensez à votre ami… qui ne vous demande jamais de service… Fort justement. Et si son ami était en fait un ennemi mortel dont il souhaitait se débarrasser… Tout de suite, vous comprendriez mieux…

BON D’accord… pour une fois, cette liste des petits bonheurs est assez matérialiste… Mais euh… une petite exception shopping impromptue peut se révéler pleine d’amour ! Le cuir, ça respire ! Et si ça respire, c’est qu’il y a de la vie ! Et si c’est vivant, c’est qu’il y a de l’espoir ! Et s’il y a de l’espoir, pourquoi pas de l’amour !?

Liste évidemment à compléter !

Et l’Auteur a un bouquet à s’offrir ! (Enfin, elle va peut-être attendre une semaine… le temps d’éponger le cuir des chaussures !)